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 Décision de justice sur un cas de braconnage

  9 janvier 2017 à 06h42min 0 Commentaire(s)


Un réseau de trafiquants d’ivoire bénéficie de sanction peu dissuasive à Mouila


Pierre Nkelohin, le chef du village « Camp de silence » à Sindara, auxiliaire de l’Etat et donc autorité reconnue, et Ibrahima Sidibé, un commerçant Nigérian installé à Fougamou pour développer des activités illégales de trafic d’ivoire avaient été arrêtés le 9 novembre dernier connaissent désormais leur sentence.



Selon la législation gabonaise, ils risquaient tous jusqu’à six mois de prison, ce qui est peu dissuasif comparativement aux législations des pays voisins (5 ans au Congo, 3 ans au Cameroun). Malheureusement, malgré les efforts de l’administration des Eaux et Forêts et de leur avocat, les juges de Mouila ont prévu des peines considérées comme faibles par les défenseurs de l’environnement.

En effet, les Sieurs MABIALA Martial et NKIELOUHOIN Pierre ont été condamnés à 90 jours dont 45 fermes et 45 autres assortis de sursis ainsi qu’à 500.000 FCFA d’amende. Le prévenu MIHINDOU Michel a quant à lui écopé d’une peine de prison de 3 mois fermes et de 100.000 FCFA d’amende alors que Sieur SIDIBE a été reconnu non coupable et relaxé en conséquence.

Il est à espérer que le parquet fera appel de cette décision. Le Directeur de l’ONG Conservation Justice regrette cette décision : « C’est peu dissuasif et les trafiquants d’ivoire sont donc tentés de s’installer au Gabon et de récidiver. Or dans le cas présent, les peines infligées sont faibles, même par rapport à la législation, qui elle-même une des plus faibles d’Afrique. Le trafic d’ivoire est une activité criminelle liée souvent à d’autres types de trafic (armes, drogue, humains) et c’est donc une question de sécurité nationale ».

Pour rappel, Pierre Nkelohin et Ibrahima Sidibé, respectivement 54 et 47 ans et habitant à Sindara, pour le premier et à Fougamou, pour le second, avaient été arrêtés par la Police Judiciaire le mercredi 9 novembre, avec l’appui des Eaux et Forêts et de l’ONG Conservation Justice, Ils avaient avec eux plus de 20 kg d’ivoire qu’ils voulaient commercialiser.
 
ils ont ensuite dénoncé leurs complices : Martial MABIALA, chef du personnel à la Compagnie de Bois du Gabon (CBG), et un de ses fournisseurs, Michel Mihindou, qui ont tous deux été également été interpellés.