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8 Mars 2018 : le ministre Boumba Louey plaide pour l’égalité des genres 

  8 mars 2018 à 23h55min 0 Commentaire(s)


Le ministre gabonais délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Décennie de la femme, de l’égalité des chances et de l’investissement humain, Clotilde Chantal Boumba Louey, a plaidé pour la parité entre les genres, à l’occasion de la célébration de la femme, ce 8 mars à Libreville, et au cours de laquelle le Premier ministre, Emmanuel Issozé Ngondet a donné le coup d’envoi des manifestations, en présence de la gente féminine.

Le thème de la célébration de la journée internationale de la femme, « L’heure est venue : les activistes rurales et urbaines transforment la vie des femmes », a gagné l’assentiment du Premier ministre, qui a dit comprendre cette thématique comme un appel de la part des femmes gabonaises. « Loin d’être un appel à la défiance, nous comprenons ce thème comme une interpellation forte, des femmes, appelées dorénavant à s’autosaisir de leur devenir, de leur destin et à être ainsi, les acteurs de leur développement », a-t-il déclaré. Ceci après avoir rappelé les efforts du gouvernement en faveur de la femme.

« Elles portent, entre autres, sur l’instauration d’un grand prix du président de la République visant la promotion des activités socio-économiques des femmes ; l’adoption d’une loi instituant des quotas de 30% pour l’accès des femmes aux élections politiques et aux fonctions supérieures de l’Etat ; l’institution d’une Journée nationale de la Femme gabonaise célébrée le 17 avril de chaque année ainsi que la décennie de la femme gabonaise ».

Pour le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Décennie de la femme, de l’égalité des chances et de l’investissement humain, Clotilde Chantal Boumba Louey, l’autonomisation de la femme et de la fille est une nécessitée en ce 21è siècle. « Il s’agit ici de changer notre façon de penser et d’agir à l’égard de la femme ; mais également de booster cette dernière à être actrice de son développement », a-telle déclaré. Elle a ajouté qu’ « avec le thème de cette année, les rencontres des femmes viseront désormais la transformation de leur vie. Pour y parvenir, la femme doit taire ses égo et penser femme d’abord ».

L’objectif visé à long terme par les organisateurs est qu’à « l’horizon 2025, le 50-50 soit une réalité », a-t-elle précisé.

Selon le Coordinateur résident du Système des nations unies au Gabon, Stephen Jackson, le choix de ce thème n’est pas fortuit. « Au niveau mondial, plusieurs cas tristement célébrés de harcèlement sexuel, de violences et de discriminations diverses à l’encontre des femmes ont fait la ‘’Une‘’ des médias internationaux ».

Pour lui, ce thème indique que « l’heure est venue de mettre fin au harcèlement sexuel et à la violence envers les femmes ; (…) de promouvoir la participation politique des femmes ; (…) de réduire l’écart salarial entre les hommes et les femmes ;(…) d’assurer l’égalité des chances pour les femmes rurales et de célébrer les activistes qui luttent pour l’égalité et les droits des femmes ».

Durant toute cette journée, hormis les expositions des produits initiés par les femmes entrepreneurs et associations, plusieurs thèmes ont été abordés à travers des conférences débats. Notamment les effets de la participation des femmes au marché du travail sur l’économie gabonaise ; la femme gabonaise dans les régimes matrimoniaux et l’activisme des femmes dans la vie de la nation.

Cette Journée internationale de la femme a également été ponctuée au Gabon par la remise au Premier ministre du rapport général de la situation de la femme au Gabon et le Plan décennal pour l’autonomisation de la femme gabonaise, Emmanuel Issozet Ngondet. Ce sont des documents qui présentent la véritable situation de la femme gabonaise sur l’ensemble du pays de décembre 2015 à février 2016. Plusieurs activités ont été réalisées par les femmes durant cette journée.