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Ali Bongo Ondimba ordonne la mise en place du fonds d’aide et de soutien à la communication 

  14 janvier 2018 à 20h21min 0 Commentaire(s)


Répondant à la sollicitation des hommes et des femmes des médias de voir l’application la loi relative au fonds d’aide à la presse et de soutien à la presse, le président de la République a annoncé, vendredi au cours des la cérémonie de présentation des vœux, qu’il a instruit le gouvernement de mettre ce texte en application.

« J’ai instruit le ministre de tutelle afin que toutes les dispositions soient prises pour que le « Fonds d’aide et de soutien à la communication » contenu dans l’article 167 de l’actuel Code de la communication soit mis en oeuvre dans des délais raisonnables », a-t-il dit avant de rappeler que « la loi prévoit en effet, dans ledit code, des mécanismes concrets pour financer les actions de développement et de promotion des entreprises et industries de la communication et de la cinématographie », a-t-il dit.

Suivant les instructions du chef de l’Etat au sortir de cette cérémonie, le ministre d’Etat en charge de la Communication, Alain Claude Bilié-By-Nzé a annoncé la convocation dès la semaine prochaine des professionnels des médias, en vue de mettre une commission de réflexion.

Outre la mise en place de ce fonds, Ali Bongo Ondimba a également annoncé la création d’une école de journalisme au Gabon, une autre requête des hommes et de femmes de médias.

« L’école de journalisme, dont vous avez fait mention dans votre discours, ouvrira prochainement ses portes. Je peux donc déjà vous annoncer que, dès la rentrée scolaire prochaine, c’est-à-dire 2018 – 2019, cette école spécialisée accueillera ses premiers étudiants », a-t-il annoncé.

Autres doléances exprimées par les hommes et femmes des médias, les situations difficiles que traversent l’Agence gabonaise de presse (AGP) et la radio panafricaine Africa N°1.

« L’an dernier, en pareille circonstance, j’instruisais déjà les membres du gouvernement de trouver des solutions durables afin que la radio Africa N°1 soit définitivement sortie de la crise qu’elle connait depuis plusieurs années. Le cas de l’Agence gabonaise de presse nous interpelle également. Il est à noter qu’au cours de l’année écoulée, ces deux médias ont entamé des réunions de concertation avec le ministère de la Communication dans l’optique de trouver des solutions durables, et ce malgré un contexte économique délicat. Cet engagement du Gouvernement témoigne, mesdames et messieurs, de la volonté des plus hautes autorités de redynamiser ces sources d’informations et redorer ainsi le blason du paysage médiatique gabonais », a répondu le chef de l’Etat.

En outre, suite à une des critiques qui revient souvent provenant des journalistes notamment celle de la difficulté à avoir accès à l’information auprès des sources officielles, il a annoncé la création d’ un nouvel outil dénommé « PressOne ».

Il sera mis à la disposition dans les tout prochains jours et donnera accès aux professionnels des médias à des contenus inédits et exclusifs sur les différentes actions de l’Exécutif. Ce sera sous formes d’images, de vidéos, de textes et audios qui seront compilés sur cette plateforme de partage entièrement conçue pour les hommes et les femmes des médias.

Pour terminer, le président de la République a interpelé l’ensemble des professionnels des médias, au sens de la responsabilité dans l’exercice de leur métier. Il a dit qu’il n’est pas opposé à liberté de la presse mais à la mauvaises façon de l’utiliser notamment par l’injure.
Et de conclure que « pour cette nouvelle année, donnons-nous les moyens d’être meilleur ».

Mais avant le discours du président de la République, le représentant de la presse, Stéphane Nguema de l’AGP a exprimé les préoccupations des professionnels de la communication au chef de l’Etat.