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Allocution du président Ali Bongo Ondimba devant le conseil superieur de la magistrature

  7 septembre 2017 à 23h22min 0 Commentaire(s)


Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits Humains,
Messieurs les Premiers Présidents des Hautes Cours,
Mesdames les Procureurs Généraux et Commissaire Général à la loi près les Hautes Cours,

Monsieur le Secrétaire Général de la Chancellerie du Ministère de la Justice,
Madame l’Inspecteur Général des Services Judiciaires,
Madame et Messieurs les Premiers Présidents des Cours d’Appel,
Messieurs les Procureurs Généraux et Commissaire Général à la loi près les Cours d’Appel,

Distingués Membres du Conseil, Mesdames, Messieurs,
C’est toujours avec plaisir qu’en pareille période, je procède, en ma qualité de Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, à l’ouverture de la session de ce Conseil.
Mesdames, Messieurs,
Dans mon adresse à la Nation lors des vœux de l’année 2017, j’ai rappelé la responsabilité qui incombe à chacun de nous de rendre compte de son action et d’assumer l’entièreté des actes que l’on pose.

J’ai poursuivi en soutenant, qu’accéder aux responsabilités ou assumer une responsabilité ne doit pas comporter que des avantages.
Chaque fois que j’ai pris la parole devant vous, j’ai toujours rappelé la place prépondérante de la Justice dans notre pays.

C’est pourquoi, depuis mon accession à la Magistrature Suprême, j’ai instruit que les politiques publiques en matière de Justice soient prioritairement orientées vers les objectifs visant le renforcement de l’Etat de droit, l’amélioration du climat des affaires et de l’offre des services publics de la Justice.

A cet égard, j’ai toujours souligné avec insistance la nécessité d’offrir aux justiciables, une justice libre et indépendante, droite et tolérante, forte et équitable qui doit, comme d’autres domaines, assurer l’égalité des chances en étant au service de tous, sans distinction aucune.

Je constate malheureusement que les attentes du peuple gabonais, au nom de qui la Justice est rendue, demeurent insuffisamment satisfaites.
Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits Humains,
Mon attention a été attirée par votre intervention.
J’ai pu noter qu’en l’espace de quelques mois, vous avez atteint quelques objectifs.

C’est pourquoi, je vous instruis, avec votre collègue du Budget et des Comptes Publics et l’appui des Premiers Présidents des Hautes Cours de poursuivre sur cette lancée.
Mesdames, Messieurs, Distingués Membres du Conseil,
Une fois encore, il me revient d’attirer votre attention sur les règles de conduite qui guident votre office et honorent les robes que vous portez : la dignité, la discrétion et la fidélité au droit et à la République.
Vous devez, en tous temps, vous souvenir de l’obligation que vous avez contractée en ces termes :

« Je jure de remplir consciencieusement mes fonctions, de respecter scrupuleusement la loi, de garder religieusement le secret des délibérations et de me conduire comme un digne et loyal Magistrat ».

Oui ! La dignité du magistrat est fondamentale dans le respect que doit inspirer la Justice au Citoyen. La mauvaise tenue, l’agitation et tous les autres comportements déviants vous affaiblissent, affaiblissent la Justice et déstabilise l’édifice de l’Etat de droit.
Le magistrat doit être un homme libre au service du Droit et de l’Etat. Mais cette liberté ne saurait être la licence.

Je vous exhorte donc à vous consacrer au travail qui fait de vous des hommes et des femmes respectables dans la vie, utiles à leurs semblables et d’honorant leur corps.
Je voudrais à nouveau espérer que nous avons tous une claire conscience des enjeux du moment.

Dès lors, et en attendant les reformes envisagées lors de la tenue du Dialogue Politique, chacun d’entre vous devrait s’efforcer de combattre les maux qui minent notre Justice pour offrir à nos compatriotes et à ceux qui vivent et investissent dans notre pays une justice qui protège tous et chacun.

Mesdames et messieurs les membres du Conseil Supérieur de la Magistrature,
Le Conseil Supérieur de la Magistrature, faut-il le rappeler, est un cadre d’échange au sortir duquel doivent être prises les décisions qui traduisent notre détermination à mettre en place une justice plus forte et plus crédible, conduite par des personnes dotées d’une conscience professionnelle à toute épreuve, dune éthique républicaine, d’intégrité et d’efficacité.

J’invite donc le Conseil Supérieur de la Magistrature à faire preuve de sagesse et de clairvoyance dans l’accomplissement de la mission qui lui est assignée.
C’est sur cette exhortation que je déclare ouverts les travaux de la présente session du Conseil Supérieur de la Magistrature.