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Arrestation d’un trafiquant d’espèces protégées à Mekambo.

  4 janvier 2017 à 21h44min 0 Commentaire(s)


Sunday Nwajou aux arrêts à Mékambo pour trafic d’ivoire
 
Mékambo a été le théâtre jeudi 29 Décembre d’une nouvelle arrestation. La deuxième en un mois dans cette localité qui est devenue, visiblement, un véritable carrefour d’échanges entre les trafiquants d’espèces animales protégées.
 
C’est grâce à une action conjointe des Eaux et Forêts, de la Contre-Ingérence (B2), du parquet de Makokou et de l’ONG Conservation Justice que Sunday Nwajou a été arrêté alors qu’il s’apprêtait à écouler une belle marchandise constituée de trophées de panthère et d’éléphant
 
Selon des sources sûres, Sunday Nwajou avait trouvé, depuis quelques jours, des clients pour sa marchandise. Mais malheureusement pour lui, l’information est arrivée à temps aux agents du B2 et des Eaux et Forêts. Cette information prise au sérieux par l’ensemble des acteurs de la lutte contre le braconnage et le trafic d’espèces protégées, a conduit à une mission pour l’interpellation du trafiquant.
 
La ténacité et les efforts des OPJ vont payer puisque Sunday Nwajou va finalement être repéré dans une épicérie du quartier dit « Vie Chère ». C’est là que le trafiquant sera pris en flagrant délit de détention, de transport et de tentative de commercialisation de produits d’espèces animales de la faune sauvage, soit de deux (02) pointes d’ivoire d’éléphant totalissant cinq (5) kg et une peau fraîche de panthère.
 
Le butin est alors saisi avec la somme de 37.000 CFA. A Mékambo, l’interrogatoire à chaud engagé sur la personne de Sunday Nwajou ne produit rien. Il est ensuite ramené à Makokou pour être gardé à vue. Sunday Nwajou sera entendu sur PV par les Eaux et Forêts et les Contre-Ingérences.
 
Selon la procédure, il devrait être déferré rapidement et devrait répondre des faits de détention, transport et commercialisation de trophées d’espèces protégées.
Malgré de nombreuses arrestations et peines de prison, les trafiquants d’ivoire continuent leur basse besogne, de sorte que le durcissement de la législation et des efforts nationaux et internationaux additionnels sont nécessaires selon les protecteurs de l’environnement.
 
Précisons que la Chine vient de déclarer qu’elle mettrait fin au commerce national d’ivoire sur son territoire fin 2017. Pendant plusieurs années, la Chine a en effet considéré que la vente d’ivoire « légal » qui proviendrait d’animaux morts naturellement et de ventes officielles de la part de pays Africains pouvait être bénéfique en satisfaisant la demande nationale. Force est de constater que cela a accentué le braconnage d’éléphants dans toute l’Afrique, et que la plupart de l’ivoire vendu en Chine est illégal et issu du trafic. Espérons donc que l’interdiction de tout commerce d’ivoire en Chine sera effective et que les mesures seront prises pour lutter contre le marché noir et le trafic d’ivoire.