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Assemblée nationale : les députés de la 13ème Législature appelés à préserver la crédibilité de la représentation nationale

  19 février 2019 à 23h51min 1 Commentaire(s)


Le Président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi, aura à œuvrer, lors de la 13ème Législature, qui s’ouvre ce jeudi 21 février, pour la préservation de la crédibilité de la représentation nationale et à contribuer au développement du Gabon et au bien-être de son peuple. Une mission qui semble peu difficile vu le caractère hétéroclite du nouveau bureau devant l’accompagner et des éminences grises présentes dans l’hémicycle.

La 13ème législature de l’Assemblée nationale, dont les assises s’ouvrent ce jeudi 21 février avec la session des lois, et suivie quatre jours après de la déclaration de politique générale du Premier ministre gabonais, Julien Nkoghé Békalé, laisse dans l’expectative au vu des attentes d’une population, en froid avec ses dirigeants, en l’absence de réponses à même de satisfaire ses attentes.

La représentation nationale, parce qu’étant l’émanation du peuple, est le lieu par excellence où les élus nationaux votent la loi (propositions de loi), contrôlent l’action gouvernementale (questions écrites ou orales au gouvernement, vote des questions de confiance sollicitées par le gouvernement, vote de motions de censure contre le gouvernement) et consentent l’impôt. 
Si ce schéma classique est connu de tous, il reste que les électeurs qui ont porté au Parlement (Assemblée nationale) des personnalités politiques et acteurs de la société, tous corps représentés, semblent faire face à une grande inconnue, à savoir, la capacité et la détermination véritable des nouveaux locataires du palais Léon Mba à contribuer, via un contrôle strict et soutenu de l’action du gouvernement, au développement du Gabon et au bien être de son peuple.

Un peuple laissé pour compte et dont les lamentations témoigneraient, année après année, d’une certaine détresse parce que victime d’une gouvernance peu encline à satisfaire ses attentes (du peuple), pour reprendre une opinion nationale inquiète. Il (peuple) en veut pour preuve les scandales et autres malversations au sommet de l’Etat, avec pour conséquences, les retards accusés dans la mise en œuvre du projet de société ‘’l’Avenir en confiance’’, cher au président de la République, Ali Bongo Ondimba.
Pour parvenir à dissiper les doutes d’une opinion de plus en plus assoiffée de réponses, le Président de l’Assemblée nationale, en place depuis le 11 Janvier dernier, devrait user de son expérience pour redorer l’image de l’Assemblée nationale, de sorte que l’institution se réconcilie et se mette véritablement au service du peuple non sans être un lieu de débat démocratique où la raison l’emporterait sur les calculs politiciens s’adossant sur une logique qualifiée de majorité parlementaire.

Il se sait attendu à bien des égards. Sur ce point, il a précisé sa volonté de faire davantage lors de sa première prise de parole en qualité de président de l’Assemblée nationale. « Nous veillerons à préserver la crédibilité de la représentation nationale, car les institutions dignes, contribuent davantage au développement. Nous mettrons en œuvre tous les mécanismes appropriés d’écoute de la population afin que cette noble institution, jouissant de la légitimité populaire et comportant désormais une représentativité significative (allusion faite aux différents bords politiques), reflète toutes les écoutes. Ce dans le but de permettre une oxygénation de notre jeune démocratie, l’apaisement du climat social, politique et à l’assainissement des affaires. L’Assemblée nationale, tribune par excellence du débat démocratique, restera ouverte à l’examen de toute proposition objective d’où qu’elle vienne, dans le respect des procédures légales », avait-il affirmé. 

Les thèmes à caractère socioéconomique, les préoccupations prioritaires de la 13ème Législature, les consultations des pratiquants du Droit, des intellectuels voire l’ensemble des forces vives de la Nation seront consultés, de sorte d’assurer une adoption des réformes initiées par le gouvernement et proposées par celui-ci ou le Parlement. Le but étant de se réconcilier avec le peuple ; d’accompagner le gouvernement en satisfaisant ses attentes ; de répondre aux préoccupations des populations, en un mot, participer à la mise en œuvre de la politique de l’égalité des chances.