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Assemblée nationale : les personnels inquiets quant à l’expédition des affaires courantes

  16 mai 2018 à 20h13min 0 Commentaire(s)



Suite à la décision portant dissolution de l’Assemblée nationale prononcée par la Cour constitutionnelle, le 30 avril dernier, la première chambre du parlement éprouve des difficultés quant à l’expédition des affaires courantes, les charges administratives et statut des personnels restés en fonction.

Après réception, le 02 Mai dernier, de la notification portant dissolution par la Cour constitutionnelle de la 12ème législature, une réunion du bureau, suivie d’une conférence des présidents de la première chambre du parlement se sont tenues, le 3 Mai écoulé, en vue d’aborder les questions ayant trait au fonctionnement des services vu que l’institution ne regorge uniquement que des parlementaires.

Dans un accusé de réception adressé à la Cour constitutionnelle, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Richard Auguste Onouviet, en concertation avec l’ensemble du bureau sortant ainsi que des présidents des commissions, a exprimé au président de la Haute juridiction, Marie Madeleine Mborantsuo, les inquiétudes et les difficultés auxquelles seraient confrontées l’Assemblée nationale, dans l’expédition des affaires courantes en l’absence d’ordonnateur de crédit, précise une source ayant gardé l’anonymat.

« Après dissolution de l’Assemblée nationale, nous avons des inquiétudes quant à l’expédition des affaires courantes, notamment les charges salariales de la main d’œuvre non permanente voire de l’ensemble du personnel, les charges administratives, dans la mesure où le président de l’Assemblée nationale, ordonnateur de crédit n’est plus en fonction. L’agent comptable a du mal à effectuer des opérations. C’est ce qui a amené le président sortant à exprimer ses inquiétudes’’, a précisé un agent administratif en fonction à l’Assemblée nationale.

Outre les charges administrative et financière relatives aux affaires courantes, il y a également des inquiétudes en matière d’organisation de certains évènements imprévus, qui nécessitent le décaissement des ressources financières. C’est le cas de l’arrivée, annoncée à la fin du mois de mai, d’une délégation chinoise qui va séjourner au Gabon, dans le cadre de la réhabilitation du siège de l’Assemblée nationale, incendié lors des violences post-électorales de 2016.

Il faut rappeler qu’après l’incendie de l’Assemblée nationale, une délégation de la République populaire de Chine, avait pris l’engagement de refaire les travaux, dans le cadre de la coopération Gabon-Chine.

Le 30 avril dernier, la Cour constitutionnelle a mis fin aux pouvoirs de la douzième législature de l’Assemblée nationale suite au non respect des délais constitutionnels quant à l’organisation des élections des députés dont le mandat était arrivé à terme en 2016 en dépit des reports.