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Attentat d’Istanbul : le suspect arrête lundi dernier a commencé à parler

  17 janvier 2017 à 22h46min 0 Commentaire(s)


Arrêté lundi 16 janvier, l’auteur présumé de l’attaque de la discothèque Reina, la nuit du nouvel an, est toujours interrogé par les services de police.

Les autorités turques se frottent les mains. Recherché depuis deux semaines, Abdulkadir Masharipov a été arrêté lundi 16 janvier. Il aurait avoué dans la nuit être l’auteur de l’attentat qui a tué 39 personnes et en a blessé 60 autres, le 1er janvier. Le portrait de cet individu de nationalité ouzbek avait largement circulé ces derniers jours sur les réseaux sociaux.

Entré en Turquie en janvier 2016, cet homme de 34 ans, également désigné sous l’alias d’Abou Mohammed Khorassani Addoulkavi, a reconnu les faits, selon le gouverneur d’Istanbul Vasip Sahin au cours d’une conférence de presse. "Le terroriste a admis son crime", a-t-il déclaré. "Il a été entraîné en Afghanistan et parle quatre langues. C’est un terroriste bien entraîné", a poursuivi le gouverneur.

Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait également combattu dans les rangs de Daech en zone irako-syrienne.

Deux semaines de chasse à l’homme
Au terme de dizaines de perquisitions, réalisées à Konya, Hatay et Izmir, une première cache d’Abdulkadir Masharipov avait été identifiée pendant le week-end. Dimanche 15, une intervention à Silivri, petite commune à l’ouest d’Istanbul, a ainsi permis de confirmer que le suspect n’avait pas quitté le territoire turc. Mais c’est à Istanbul, dans le quartier d’Esenyurt, que l’homme a été retrouvé et interpellé, en compagnie de son fils de 4 ans qui a été placé auprès des services sociaux.

Au total, 35 personnes ont été arrêtées depuis quinze jours, dans le cadre d’un vaste coup de filet, présenté comme une opération antiterroriste par les autorités locales. Des sommes d’argent (197 000 dollars en cash au total), des armes et des drones auraient été retrouvés au domicile de plusieurs individus, dont la police affirme qu’ils font partie d’une cellule djihadiste.

Parmi les personnes, arrêtées dans la nuit du 16 au 17 janvier, figurent, outre Abdulkadir Masharipov, un homme, désigné comme son logeur, et trois femmes, dont deux Égyptiennes. Plus de 2 000 policiers et militaires ont été mobilisés dans cette traque.

La police turque a publié une photo du suspect : le visage ensanglanté et vêtu d’un T-shirt, on le voit fermement maintenu par un policier. Sur d’autres images, diffusées par les télévisions turques, on voit un autre homme emmené par des policiers.