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Bouygues Energie et Service ferme ses portes au Gabon 

  4 octobre 2017 à 23h00min 0 Commentaire(s)


Bouygues Energie et Service ferme ses portes au Gabon. Le conseil d’administration a pris sa décision hier soir. La société est une filiale du groupe français Bouygues. Plus de deux cents emplois vont être perdus.

Bouygues Energie et Service fournissait des solutions clé en main d’installation de réseaux énergétiques et d’adduction en eau potable pour l’Etat, la SEEG et les privés. C’est elle qui a participé à la mise en place des lignes hautes tensions dans tout le Nord du Gabon qui relie aujourd’hui la ville Oyem. Mais le niveau d’endettement de la société a atteint un seuil qui ne lui permet plus de fonctionner.

Mauvaise gestion ou crise économique ?
Un peu des deux. La crise économique est passé par là c’est sûr. Les gros contrats ne pleuvent plus comme avant. De plus, la société connaît une grave crise de trésorerie dû à des impayés de l’Etat. La rencontre des grands patrons de la société avec les services du trésor public n’aura pas permis de débloquer la situation.

En outre, le ministère du travail avait catégoriquement refusé de donner son accord pour qu’une partie du personnel, dans le cadre d’un plan social, soit licencié. Cela aurait permis de garder la société à flot.
Surendettée à plus de 130%, « Bouygues Energie et Service n’aurait pas pu être sauvée. Même si l’Etat avait payé toute sa dette à temps. » Certains s’interrogent sur la gestion du Directeur Général Chinchilla.

La société a été mise en demeure de quitter ses locaux. Une affaire qui n’a pas manqué de soulever un mouvement de panique au sein du syndicat SYNASO. Ce dernier s’est saisi du problème, et a tenté désespérément de contacter le P.D.G du groupe, Martin Bouygues, dans un courrier daté du 3 octobre.

Il accuse Michel Chinchilla d’avoir fui le Gabon. Ainsi, l’annonce de la rupture de tous les contrats de travail a été faite par vidéo conférence. Un vrai choc pour les employés. Enfin, ils promettent d’apporter l’affaire au tribunal, si un dirigeant de Paris n’est pas présent pendant les négociations à Libreville.