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CAN 2017 : quelles équipes peuvent prétendre au titre avant les quarts de finale ?

  28 janvier 2017 à 15h48min 0 Commentaire(s)


 
 
Au terme d’un premier tour contrasté et marqué par l’élimination de la Côte d’Ivoire, tenante du titre, ainsi que du Gabon, pays hôte, la CAN 2017 semble très ouverte. Présentation des forces en présence, avant les quarts de finale, qui débutent ce samedi.

LES FAVORIS

Tunisie : Tout pour l’attaque
Après une défaite en ouverture face au Sénégal (0-2), la Tunisie monte clairement en puissance. Avec le trio Sliti-Khazri -Msakni, Henryk Kasperczak semble avoir trouvé le bon système offensif (meilleure attaque avec six buts, à égalité avec la RD Congo). Revanchards après leur élimination controversée en quarts de finale de la dernière édition, en 2015, face à la Guinée équatoriale (1-2 a.p.), alors pays hôte de la compétition, les Tunisiens visent le dernier carré pour la première fois depuis 2004. D’abord opposés au Burkina Faso, puis potentiellement au Maroc ou à l’Egpyte, les Aigles de Carthage ont un tableau ouvert. Seul bémol : leur capacité à se mobiliser sans leur capitaine, le gardien Aymen Mathlouthi, incertain.

Sénégal : Avec Mané comme guide 
Sorti premier de son groupe et toujours invaincu après trois rencontres, le Sénégal réalise un bon début de tournoi. Dans le sillage de leur star, l’attaquant de Liverpool Sadio Mané, déjà auteur de deux buts même s’il est « encore un peu fragile », selon son sélectionneur Aliou Cissé, qui l’a ménagé contre l’Algérie (2-2), les Lions de la Téranga peuvent enfin espérer se qualifier au moins en demies, après cinq échecs consécutifs. Avec une charnière solide (Mbodji-Koulibaly) et un Moussa Sow qui revient bien, les Sénégalais sont suffisamment armés pour déjà se défaire du Cameroun, avant de viser plus loin.

Ghana : L’expérience des grands rendez-vous
Encore présent dans le tableau final cette année, malgré des stars en petite forme, le Ghana a été rassuré sur l’état de santé de son leader, Asamoah Gyan, blessé contre l’Egypte (0-1), mais qui devrait pouvoir tenir sa place en quarts. Contre la République démocratique du Congo, les Black Stars auront l’avantage d’affronter un adversaire capable du meilleur comme du pire. Sans titre depuis 1982, mais finalistes en 2010 et 2015, les Ghanéens d’Avram Grant veulent briser cette malédiction. Ils s’appuieront à nouveau sur les frères Ayew et leur expérience des grands rendez-vous pour aller au bout.

LES OUTSIDERS

Burkina Faso : Le même coup qu’en 2013 ?
Finaliste surprise en 2013, le Burkina Faso a bien négocié sa phase de poules, au point de sortir premier de son groupe. Toujours invaincus, les joueurs de Paulo Duarte s’appuient sur la même ossature qu’il y a quatre ans, avec Koné en défense, Kaboré au milieu et les frères Alain et Bertrand Traoré à l’animation. Malgré le départ en cours de tournoi de leur attaquant vedette, Jonathan Pitroipa, blessé, les Etalons pourraient à nouveau étonner. S’ils parviennent à rester solides contre la Tunisie.

RD Congo : Une génération ambitieuse 
Joueuse et séduisante, la République démocratique du Congo a abordé cette phase finale sur des bases élevées. Après sa médaille de bronze en 2015, la RDC est arrivée ambitieuse au Gabon. Dotée d’une belle génération, malgré l’absence de son leader Yannick Bolasie, elle peut à nouveau se mêler à la lutte pour le titre. Après avoir fait jeu égal avec la Côte d’Ivoire 2-2) et battu le Maroc (1-0), les Léopards de Florent Ibenge ont fait le plein de confiance lors du premier tour. Reste à savoir si les blessures (Mbemba, Ikoko et Zakuani) et méformes (Bakambu) ne les stopperont pas dans leur élan.

Maroc : Hervé Renard, la magie opère toujours
Après un faux-départ contre la RDC (0-1), la machine s’est mise en marche. Le Maroc a ensuite remporté ses deux matches avec une certaine assurance, validant la thèse d’un possible parcours couronné de succès. Les joueurs semblent adhérer au discours de Hervé Renard, double vainqueur de l’épreuve avec la Zambie en 2012 et la Côte d’Ivoire en 2015. Et malgré les forfaits de nombreux cadres (Belhanda, Tannane, Amrabat et Boufal), les Lions de l’Atlas conservent des éléments de grand talent comme Alioui, Benatia ou encore Dirar. De quoi leur donner de grands espoirs.

LES SURPRISES

Cameroun : Des jeunes sans pression
Avec une équipe très rajeunie, en manque de cadres derrière Moukandjo et Nkoulou, le Cameroun se satisfait déjà d’avoir rallié les quarts, pour la première fois depuis 2010. Mais l’appétit vient en mangeant... Et comme l’a avoué son sélectionneur, le Belge Hugo Broos, « quand tu fais un exploit pareil, tout le monde a confiance ». Alors en s’appuyant sur la jeunesse montante (Ondoa, Bassogog et Oyongo), pourquoi les Lions Indomptables ne s’inviteraient pas plus longtemps à la fête ? Sans pression et après avoir éliminé le Gabon, pays hôte, les Camerounais ont tout à gagner désormais

Égypte : Des vieux toujours dans le coup
De retour parmi les grands du continent après avoir été absente des trois dernières éditions, l’Égypte compte bien jouer un rôle le plus longtemps possible. Sortie première de son groupe, sans encaisser le moindre but en trois matches, la sélection septuple championne d’Afrique s’est rassurée sur son potentiel. Emmenés par leur gardien vétéran Essam El-Hadary et leur star Mohamed Salah, les Pharaons sont toujours compétitifs, malgré une équipe vieillissante. Désormais dirigés par Hector Cuper, ils ont gagné en discipline. Mais faudra-t-il encore qu’ils retrouvent leur efficacité offensive (deux buts marqués en trois matches) pour espérer lever un nouveau trophée.