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CAN 2017 : une compétition plein de parameètre extérieur

  20 janvier 2017 à 00h50min 0 Commentaire(s)


Depuis plusieurs éditions, la Coupe d’Afrique des nations (CAN) ne respecte plus son calendrier originel. Les événements extérieurs au sport, voire le cours de l’Histoire, y sont pour beaucoup.

En 2013, la Libye devait organiser la compétition footballistique phare du continent, mais la chute du régime du colonel Kadhafi avait empêché le pays de tenir ses engagements, et tout le monde avait dû prendre la direction de l’Afrique du Sud.

Deux ans plus tard, le Maroc s’était désisté pour cause de virus Ebola, obligeant Issa Hayatou, le président de la Confédération africaine de football (CAF), à demander l’hospitalité à la Guinée équatoriale, de son ami Teodoro Obiang Nguema. Et l’instance, qui avait proposé à la Libye de se focaliser sur l’édition 2017, avait dû vite trouver un plan B, qui fut le Gabon plutôt que l’Algérie.

Je pense que si on nous avait dit que la CAN aurait finalement lieu au Maroc, cela aurait satisfait pas mal de monde.
Pour la deuxième édition consécutive, c’est donc en Afrique équatoriale, avec son taux d’humidité proche des 80 %, que les meilleurs footballeurs africains vont transpirer pendant trois semaines, pour ceux qui iront au bout.

À l’écart des micros, certains d’entre eux, ainsi que leurs sélectionneurs, espéraient secrètement que la crise politique qui frappait le Gabon après la réélection contestée d’Ali Bongo Ondimba et les retards pris dans l’avancée des différents travaux obligeraient la CAF à trouver un nouveau point de chute.

« Je pense que si on nous avait dit que la CAN aurait finalement lieu au Maroc, cela aurait satisfait pas mal de monde », avait confié un joueur, guère rassuré par ce qu’il lisait sur le Gabon. Mais même si certains stades ou structures d’entraînement n’ont été prêts qu’au dernier moment, il n’est plus temps de se demander si le pays est en mesure de tenir ses engagements. Reste l’aspect sportif et ses incertitudes. Qui peut espérer inscrire son nom au palmarès, deux ans après le sacre des Éléphants ivoiriens.