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"Ce jour n’était pas le nôtre"

  21 septembre 2017 à 23h28min 0 Commentaire(s)


C’est ce qui ressort de l’entretien que Miguel Ossialas, Joël Fabrice Nguéré, Kedzue Leticia, trois des 7 rescapés de l’accident de Kango survenu vendredi dernier, ont accordé .

‘’Nous avons vécu un cauchemar à bord du bus « Ivindo transport », le vendredi 15 septembre 2017. De ce que nous qualifions de tragédie, au vu des conditions dans lesquelles sont morts les 7 des 14 passagers au départ de Libreville pour Makokou’’, ont-ils avoué.

Pour ces trois rescapés, ‘’tout est allé très vite au moment où le conducteur du bus a effectué un dépassement peu autorisé sur un camion de type semi remorque, derrière lequel nous roulions sur un peu plus de 3 kilomètres déjà’’.

‘’À un moment, nous nous sommes aperçus que le camion semi remorque a serré sur la droite voulant nous laisser passer à un moment donné. L’ayant constaté, le chauffeur du bus à usage transport va tenter le dépassement avant de se reprendre voyant le gros porteur revenir brusquement sur la gauche ; laissant notre bus frapper de plein fouet l’arrière du semi remorque, avant de finir sa course folle dans un ravin’’, ont-ils fait savoir.

Pour ces trois survivants, une fois dans le ravin, tout s’est embrasé dans le bus, à bord duquel il y avait des bidons d’essence et de gasoil, connus comme étant des substances inflammables, à la moindre petite étincelle. ‘’C’est meurtris que nous faisons ce témoignage, car avant cette tragédie, les deux femmes et les douze hommes ainsi que le conducteur et son aide, voyageaient dans une ambiance empreinte de sérénité et d’humour’’, ont-ils indiqué.

Selon ces derniers, le pire aurait pu être évité, si les deux conducteurs avaient fait montre de prudence, en respectant notamment la limitation de vitesse, en ne transportant pas de substances inflammables dans le même moyen de transport que les passagers.

Remerciant les autorités Gabonaises, pour les dispositions particulières apportées aux survivants, les trois rescapés ont déploré le comportement d’une infirmière du service de santé de l’hôpital d’instruction des armées qui, selon eux, a refusé de leur administrer les premiers soins, faute d’argent.