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Classement mondial de la liberté de la presse : le Gabon recule de 8

  29 avril 2017 à 12h24min 0 Commentaire(s)


Selon le classement mondial de la liberté de la presse pour l’année 2017 publié, mardi en France, par le Reporters sans frontières (RSF), le Gabon, classé 108ème sur 179 pays, perd 8 places.

« Le nouveau code de la communication, s’il dépénalise les délits de presse, prévoit des mesures d’encadrement autoritaires concernant non seulement la presse, mais aussi toute la production audiovisuelle, écrite, numérique et cinématographique. D’autre part, la culture d’une presse indépendante n’est pas encore établie. La majorité des publications sont partisanes et l’autocensure extrêmement marquée.

Les journalistes qui tentent de faire leur métier de façon équilibrée sont régulièrement ciblés par le gouvernement, les partis politiques ou les hommes d’affaires qui n’hésitent pas à les agresser physiquement », indique les analyses de reporters sans frontières pour justifier le rang du Gabon. A cela s’ajoutent les coupures d’internet et les violentes attaques des médias lors de la période postélectorale en août 2016.

Le Gabon est tout de même le premier pays en Afrique centrale et le 27ème pays africains. A la tête de ce classement, trônent les pays scandinaves (Norvège, Suède, Finlande, Danemark) et, aux dernières places, le Turkménistan, l’Erythrée et la Corée du Nord.

Depuis 2002, Reporters sans frontières publie chaque année le classement mondial de la liberté de la presse. De façon générale, pour l’édition 2017, la liberté de la presse est en net recul et n’a d’ailleurs jamais été aussi peu reluisante. L’Afrique présente une situation globalement inquiétante.

Basé sur des critères du degré de liberté dont jouissent les journalistes, le classement 2017 de Reporter sans frontières est sans appel. L’on note une dégradation du taux de l’indice référence mondial, de l’ordre de 14% en cinq ans. Ainsi, sur les 180 pays pris en compte dans ce classement, seuls 16 pays jouissent d’une situation considérée comme « bonne ».