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Condamné à 9 ans de prison pour tentative de meurtre à Oyem

  21 janvier 2019 à 23h54min 0 Commentaire(s)


Sieur Ona Mezui Emmanuel, gabonais âgé de 36 ans, a été condamné par la Cour d’appel judiciaire, le jeudi 17 janvier dernier à Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem (nord), à 9 ans de réclusion criminelle, pour tentative de meurtre sur sa concubine Ntsame Essono Fiona, le 10 avril 2012.

Ona Mezui Emmanuel, tailleur de profession, avait ouvert le feu sur sa concubine Ntsame Essono Fiona (30 ans), le 10 avril 2012 au quartier dit ‘’Cités Apaches’’, dans le deuxième arrondissement d’Oyem. Il soupçonnait celle-ci d’une relation encore vivace avec son ex-amant, père de ses deux premiers enfants. Alors que la jeune dame s’apprêtait à quitter son amoureux, devenu au fil du temps, selon elle, très coléreux et violent. 

Grièvement blessée au niveau du bassin, elle fut, grâce à l’intervention d’une bonne volonté, transportée d’urgence au Centre hospitalier régional d’Oyem (CHRO), où elle reçut des soins intensifs. En dépit de graves blessures dues aux impacts de plombs, elle s’en était tout de même tirée par la grâce de Dieu, selon des témoins.
Interpellé par la section de recherches de gendarmerie d’Oyem et placé en garde à vue, avant d’être présenté au Parquet de la République, l’amant violent avait été mis en détention préventive, en attendant son jugement.

Sur la culpabilité, attendu qu’il résulte des informations et des débats, preuves suffisantes contre le nommé Emmanuel Ona Mezui, accusé d’avoir tenté, à Oyem, le 10 avril 2012 au quartier dit ‘’Cité Apaches’’, de commettre un meurtre sur sa concubine Ntsame Essono Fiona, avec cette circonstance que l’acte a manqué son effet, que par des circonstances indépendantes de sa volonté, d’avoir dans les mêmes circonstances de temps et de lieu, détenu illégalement une arme à feu dont il a fait également usage ; que ces faits prévus et punis par les articles 6, 223 et 229 (alinéa 2) du Code pénal, ainsi que les articles 39, 91 de la Loi n° 15/82 emportent application de la peine criminelle et correctionnelle.

Par ces motifs, statuant publiquement et contradictoirement à la majorité des voix en matière criminelle et en dernier ressort, l’accusé ayant pris la parole en dernier, la Cour d’appel judiciaire a déclaré Ona Mezui Emmanuel coupable du crime de tentative de meurtre et du délit de détention et usage illégaux d’arme à feu ; mais lui a toutefois reconnu des circonstances atténuantes. En répression, l’accusé a été condamné à la peine de 9 ans de réclusion criminelle. 

Il convient de reconnaitre qu’Ona Mezui s’en sort plutôt bien, la victime n‘ayant été ni morte ni frappée d’une incapacité physique notoire, puisqu’après ce drame, la jeune dame a fait d’autres enfants, confirmant ainsi sa bonne santé.