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Crise Fégafoot et le FNDS : Alain Claude Bilié-By-Nzé ramène la sérénité

  22 octobre 2018 à 23h56min 0 Commentaire(s)


Pour mettre fin à la crise relationnelle entre la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) et le Fonds national pour le développement du sport (FNDS), le ministre d’Etat en charge du Sport, Alain-Claude Bilié-By-Nzé a réuni les deux institutions, samedi dernier au palais des Sports de Libreville. Rencontre au cours de laquelle le patron des Sports a indiqué que la polémique actuelle entre les deux parties « n’avait pas lieu d’être au moment où les Panthères se sont relancées pour la qualification à la Can-2019, avec les deux derniers succès sur le Sud Soudan ».

La semaine dernière, les internautes et les observateurs du football gabonais ont assisté à une triste ’’guerre’’ entre la Fégafoot et le FNDS dans les réseaux sociaux et parfois par média interposés à la solde d’une des parties. 

Cette crise née de l’affaire de l’avion affrété par l’administrateur général du FNDS, Igor Nyambie Simard, pour le déplacement de la sélection gabonaise au Sud Soudan était sans merci. Pour tenter de ramener le calme autour de la sélection nationale et taire par la même occasion cette guerre froide, le ministre d’Etat, en charge des Sports, Alain-Claude Bilié-By-Nzé, a convoqué Pierre-Alain Mounguengui, président de la Fégafoot et Igor Nyambie Simard, samedi 20 octobre dernier au palais des sports de Libreville, pour une séance de recadrage et de ressaisissement. 

Dans la salle, avant l’arrivée du membre du gouvernement, la colère était perceptible dans les deux camps, qui ont encore démontré qu’ils n’étaient pas en odeur de sainteté. Dans une salle bondée de journalistes, des membres du cabinet du ministre et du Comité exécutif de la Fégafoot, le patron du Fonds fit son entrée et prit place sans dire mot. L’administrateur général du Fonds qui n’a pas l’air bavard, prit son téléphone et commença à le manipuler en attendant l’arrivée d’Alain-Claude Bilié-By-Nzé. Certainement surpris par la forte affluence dans la salle, il jeta des coups d’œil en toute discrétion. 

Quelques minutes plus tard, le patron des sports arriva mine attachée, car très déçu du spectacle déplorable auquel se livrait la Fégafoot et le FNDS. Après avoir présenté ses civilités aux deux camps, Alain-Claude Bilié-By-Nzé prit la parole sur un ton ferme tout en s’offusquant de l’attitude de la Fégafoot et celle du FNDS autour de l’affaire de l’avion qu’il avait pourtant réglé en affrétant un nouvel appareil comme l’avait exigé l’ensemble des joueurs par la voix de leur capitaine Pierre-Emerick Aubameyang. « Alors que notre équipe vient de renouer avec la victoire avec à sa tête un compatriote, je suis étonné qu’on se retrouve plongé dans une crise que personne ne comprend », s’est indigné Alain-Claude Bilié-By-Nzé. 

Pour lui, le communiqué de la Fégafoot relatif à l’avion loué par le Fonds et boudé par l’ensemble des joueurs n’avait pas lieu d’être d’autant qu’il avait déjà trouvé, par l’aide du directeur de cabinet du chef de l’Etat, une solution par la location d’un nouvel appareil de 140 places de la compagnie Camerco. Une location supplémentaire à hauteur de 120 millions de F CFA pour transporter que 40 personnes alors que le pays connaît des problèmes financiers. 

« En ce moment on devait célébrer les deux victoires de notre équipe nationale et déjà préparer la réception des Aigles du Mali le 17 novembre prochain à Libreville. Au lieu de ça, nous assistons à des polémiques qui n’ont pas lieu d’être et qui ne rendent pas service à notre football », a regretté le ministre d’Etat. Ce qui l’amène à dire qu’il y a des gens qui ont intérêt à ce que les Panthères ne gagnent pas. À en croire M. Bilié-By-Nzé, cet intérêt n’est pas que sportif et politique : « Il est également financier parce que lorsque les Panthères ne gagnent pas, certains en tirent profit. La source de querelle actuelle serait peut-être née des succès importants engrangés par le Gabon. Du coup, cela fait un manque à gagner pour certains », a-t-il déclaré. 

Au sortir de cette rencontre tripartite qui consistait à ramener la sérénité au tour des Panthères, le ministre des Sports a décidé de prendre les choses en main d’autant que la sélection nationale est la propriété de l’Etat.

Pour qu’il ait un meilleur dialogue entre la Fédération gabonaise de football et le Fonds national pour le développement du sport, Alain-Claude Bilié-By-Nzé, a également décidé de les associer. A chaque regroupement des Panthères, les deux parties feront désormais des propositions et le dernier mot reviendra à la tutelle.