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Crise à l’Uniffac : Pierre Alain Mounguengui sollicite la médiation de la CAF

  23 mai 2018 à 23h00min 0 Commentaire(s)



Cette demande du président de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot), Pierre-Alain Mounguengui, date du 15 mai dernier. Elle fait suite à la lettre adressée par le secrétaire général de l’Uniffac qui, informait aux associations membres de l’Union, de la délocalisation à Malabo, du tournoi ‘’féminin’’. En croire le président de la Fégafoot, cette requête est une énième entrave aux statuts et règlements de l’Uniffac.

Les choses ne semblent pas revenir à la normale à l’Union des Fédérations de football d’Afrique Centrale (Uniffac), dirigée par le Centrafricain Patrice Edouard Ngaïssona, lequel ne cesse de s’illustrer par des actes ne reposant sur aucun texte de l’institution.

Après la suspension des activités du Gabon, du Congo Brazzaville et du Tchad au sein de cette institution footballistique d’Afrique centrale, en raison « des violations flagrantes de certains statuts de l’Uniffac », par son nouveau président, celui-ci vient de remettre une couche par l’entremise de son secrétaire général. En effet, dans un courrier daté du 15 mai 2018, dans lequel le président de la Fégafoot s’adressait au patron de la Confédération de football (CAF). Dans cette missive, Pierre Alain Mounguengui marquait son étonnement sur la délocalisation à Malabo (Guinée-Equatoriale), du tournoi de l’Uniffac ‘’féminin’’, initialement prévu à Bangui (Centrafrique), du 23 mai au 02 juin 2018.

Monsieur Mounguengui, explique au président de la CAF que le secrétaire général de l’Uniffac exige aux associations membres que les formulaires d’enregistrement lui soient transmis le vendredi 18 mai 2018 au plus tard. De l’avis de Pierre Alain Mounguengui, cette requête, est sous-entendue par deux remarques essentielles. « La première remarque m’amène à relever que la non publication d’un programme annuel des activités de l’Uniffac, ne permet pas souvent aux parties prenantes d’intégrer celles-ci dans leurs calendriers respectifs, ainsi que les prévisions budgétaires y afférentes », souligne le président de la Fégafoot.

De ce fait, il se trouve, malheureusement, qu’il s’agit là d’un des écueils auxquels se heurte l’Union zonale depuis le mois d’août 2017, indique le président de la Fégafoot. Pour lui, « cela rend hypothétique sa contribution à porter haut nos aspirations à un développement continu du football dans notre sous-région ».

La deuxième remarque, quant à elle, trouve son explication dans la préoccupation « somme toute fondée » qui anime la Fégafoot, depuis quelques temps, d’inviter le président en exercice de l’Uniffac, a rendre « réellement » opérationnels le Comité exécutif et les Commissions permanentes, conformément aux stipulations des statuts et du règlement intérieur, a précisé Pierre Alain Mounguengui.

Au regard de ces griefs formulés à l’encontre de Patrice Edouard Ngaïssona et son bureau, dans son courrier, Pierre Alain Mounguengui explique au président de la CAF que c’est dans cette optique que le Congo, le Gabon et le Tchad ont souhaité récemment la convocation d’une assemblée générale extraordinaire qui devrait à terme conduire à une normalisation de l’environnement fonctionnel de l’Uniffac. Le patron de l’instance faîtière du football gabonais se dit donc surpris alors que cette demande reste pendante « à notre niveau, le tournoi des femmes sera lancé dans les conditions ci-dessus indiquées », a-t-il conclu.