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Décision de la Cour constitutionnelle : l’Union nationale s’en remet à la Communauté internationale

  4 juin 2018 à 21h59min 0 Commentaire(s)


L’Union nationale a annoncé, mercredi à Libreville, s’être adressée aux pays partenaires bilatéraux du Gabon, institutions et organisations internationales pour leur signifier la récrimination qu’elle fait à la Cour constitutionnelle d’être un frein pour la survenance de l’alternance au Gabon, suite à sa décision de dissoudre l’Assemblée nationale, entre autres.

L’Union nationale (UN), parti d’opposition, a dit avoir saisi la Communauté internationale à travers « une correspondance circonstanciée et un mémorandum décrivant la situation anticonstitutionnelle dans laquelle la Cour constitutionnelle a plongé le pays », dans le but espéré de montrer que la mère des juridictions gabonaises est « un frein à la survenance de l’alternance au Gabon en biaisant la démocratie et l’État de droit », consécutivement à sa décision du 30 avril dernier de dissoudre l’Assemblée nationale et transférer ses compétences au Sénat, circonscrire la responsabilité du gouvernement devant le président de la République, tout en faisant injonction au gouvernement de démissionner.

Souhaitant un retour au fonctionnement régulier des institutions, l’Assemblée nationale, notamment dès le mois de septembre, l’UN a attiré l’attention des partenaires du Gabon sur les risques d’insécurité juridique pesant sur la coopération qu’elles entretiennent avec le Gabon.
De même qu’elle s’inquiète de l’impossibilité d’emprunt ou d’engagement financier dans lequel le Gabon s’est enfermé, du fait de l’absence d’un parlement régulièrement élu et constitué.

Le parti allié de la Coalition soutenant Jean Ping a également demandé des sanctions contre la Cour constitutionnelle, notamment sa suspension de l’Association des Cours constitutionnelles des pays ayant en partage le français.
Le parti a indiqué avoir saisi dans sa démarche les principales organisations internationales, les États voisins, les partenaires bilatéraux du Gabon, ainsi que les partenaires techniques et financiers.