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Démocratie nouvelle lance « Convergence 2023 »

  29 avril 2019 à 22h44min 0 Commentaire(s)


Dans le cadre de sa rentrée politique pour l’année 2019, Démocratie nouvelle (DN) a organisé, samedi et dimanche dernier, ses journées de réflexion. A l’issue de cette rencontre qui coïncidait avec le troisième anniversaire de sa création, le parti d’opposition dite républicaine a appelé à la mise en place d’une plateforme politique électorale dénommée « Convergence 2023 ».


 
En prévision des élections présidentielles prévues en 2023, Démocratie Nouvelle a pris la décision de lancer l’initiative de rassemblement de toutes les forces politiques et sociales ainsi que les personnalités dans une plate-forme dénommée « Convergence 2023 ». Les militants ont opté pour cette voie en conformité de la vision républicaine de leur parti. Ils ont exclu toute possibilité de rejoindre la majorité et l’opposition radicale.

 
Les journées de réflexion de cette formation politique ont abouti à plusieurs recommandations dont la modification de certaines dispositions de la Constitution notamment celle relative à la durée de l’intérim en cas d’empêchement définitif du président de la République.

Ainsi sur cette question relative à la situation politique, Démocratie nouvelle propose respectivement une évolution des dispositions constitutionnelles sur la durée de l’intérim, après l’annonce de la vacance de pouvoir ; une évolution constitutionnelle vers un régime présidentiel ; que l’intérimaire assure le pouvoir jusqu’à la fin du mandat en cours en cas de vacance de pouvoir, ainsi que la réforme des lois et institutions chargées de l’organisation des élections.

Cette formation politique a également réaffirmé l’un des aspects importants de la ligne politique qui est le respect des institutions dont le président de la République est la clé de voûte. Et, soucieux des inquiétudes exprimées par beaucoup de gabonais quant à l’état de santé du président de la République, DN souhaite que des dispositions constitutionnelles nouvelles soient envisagées afin d’éviter des élections présidentielles anticipées organisées dans l’impréparation et l’improvisation comme en 2009 après la mort du président Omar Bongo Ondimba. Tout comme ils ont tenu à exprimer leur compassion sur l’état de santé du chef de l’Etat gabonais, en lui souhaitant un prompt rétablissement.

S’agissant de la Constitution, des institutions et le système électoral, René Ndémézo’Obiang et les siens ont également fait plusieurs recommandations. Il s’agit premièrement de redécouper les sièges électoraux en impliquant les forces de l’opposition qui ont pris part au Dialogue Politique d’Angondjé ; d’adopter un bulletin de vote de couleur différente pour chaque candidat ou liste à une élection ; d’exiger à chaque électeur en plus de la seule carte d’électeur, une carte d’identité nationale ou un passeport ; de faire respecter l’article qui limite le rôle et l’implication des autorités locales (gouverneurs, préfets, sous-préfets et auxiliaires de commandements) dans l’organisation de toutes les élections.

Puis, de revoir l’article 48 de la Loi 7/96 portant disposition commune à toutes les élections en République gabonaise, notamment les inscriptions sur les listes électorales des personnes n’ayant aucune attache avec la circonscription ou section électorale concernées, ainsi que le système de désignation des membres des commissions locales du Centre Gabonais des Elections (CGE) à parité ou par consensus ; de désigner à parité les membres de l’opposition et la majorité au pouvoir dans les bureaux de vote ; devenir à l’ancien système du vote par procuration ; et de limiter la Cour Constitutionnelle aux compétences prévues dans l’article 52 du Protocole d’Angondjé.

Cette rencontre a été également l’occasion pour cette formation politique de faire l’analyse de la situation interne marquée par des faiblesses à l’origine des mauvais résultats des dernières élections.
Clôturant les travaux, le premier secrétaire de DN, René Ndémézo’Obiang a demandé à tous les militants de son parti de « se mobiliser pour traduire en acte toutes les résolutions adoptées au cours des travaux ».