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Des jalons pour rapprocher l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est 

  4 juin 2018 à 21h38min 0 Commentaire(s)


Le ministre des Infrastructures gabonais, Christian Magnagna a procédé, ce jeudi, à l’ouverture des travaux des ministres des Infrastructures de la CEEAC et de la CEMAC, portant signature du mémorandum d’entente des projets, à l’exemple de la construction du pont sur la rivière Oubangui entre les villes de Bangui (RCA) et de Zongo (RDC), deux infrastructures qui rapprocheront l’Afrique Centrale et de l’Est.

« La rencontre de ce jour, qui consacre la signature du mémorandum d’entente d’une part, et du protocole de coopération d’autre part entre quatre (4) de nos pays participants, constitue une des étapes primordiales vers une approche beaucoup plus large, qui prendra en compte les grands axes d’intégration inter-capitales, dans le cadre des routes transafricaines », a déclaré le ministre gabonais de l’Équipement, des Infrastructures et des mines, Christian Magnagna.

L’adoption et signature des projets de mémorandum d’entente, de protocole de coopération, de déclaration des ministres et des requêtes conjointes de financement des études de construction du pont sur la rivière Oubangui entre les villes de Bangui (RCA) et de Zongo (RDC), d’aménagement des routes et de la facilitation du transport, du commerce et du transit sur les corridors Bangui-Kisangani-Kampala et Kisangani – Bujumbura, permettront d’accélérer le développement des économies, et de renforcer davantage l’intégration africaine.

Pour la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), cette initiative figure parmi les projets du Premier programme prioritaire du Plan directeur consensuel des Transports en Afrique centrale (PDCT-AC) et du Plan d’Action prioritaire du programme de développement des infrastructures en Afrique du centre (Pida).

Au sortir de cette rencontre, les États membres seront invités à concrétiser leur engagement, afin de faire prospérer cet important projet qui amènera l’accompagnement sollicité auprès des partenaires techniques et financiers, à l’exemple de la Banque africaine de développement (BAD).

Adopté en janvier 2004 lors du 11ème sommet ordinaire des Chefs d’États et de gouvernement membres de la CEEAC à Brazzaville, le Plan directeur Consensuel des transports d’Afrique centrale (PDCT-AC), avait été élaboré de manière participative et prenait en considération l’ensemble des besoins en transports, tous modes confondus exprimés par les États membres.

Trois des objectifs lui ont été assignés, entre autres, relier les capitales des pays de l’Afrique centrale par les routes entièrement bitumées, mettre sur pied un cadre consensuel pour la mobilisation des investissements en faveur des infrastructures des transports, ainsi que doter la sous-région d’un système des transports fiables et à moindre coût, apte à promouvoir l’intégration régionale et les échanges commerciaux entre les États membres.