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Deux présumés trafiquants d’ivoire interpellés à Minvoul

  7 mai 2019 à 23h33min 0 Commentaire(s)


Issa Moloma de nationalité Burkinabé et Sylvain Bilié de nationalité gabonaise, ont été appréhendés, le samedi 4 mai 2019, dans un hôtel de la ville de Minvoul, dans le Woleu-Ntem (Nord), par les éléments de la Direction générale de Recherches (DGR) , des Eaux et Forêts, appuyés par l’ONG Conservation Justice.

Le commerce illicite des espèces protégées se multiplie dans la province du Woleu-Ntem. Le samedi 4 mai dernier, un nouveau cas de trafic d’ivoire a été enregistré dans un hôtel de la ville de Minvoul. Alors que les présumés trafiquants cités s’apprêtaient à commercialiser les défenses des pachydermes en leur possession, les éléments de la Direction Générale de Recherches et des Eaux et Forêts, appuyés par Conservation Justice, les ont appréhendés. 

Informés en effet par un indic d’une transaction visant la vente illégale d’ivoire dans cette ville du Nord du Gabon, le trio défenseur des espèces protégées va se rendre sur les lieux, se mettre en embuscade, en attendant l’arrivée des suspects.
« Au bout d’une longue attente, ils apercevront un individu ayant en sa possession un sac noir dont le contenu semblait délictueux, se diriger dans l’hôtel. Le voyant entrer dans la chambre où il devrait attendre le potentiel acheteur, les agents sont intervenus. Ils vont appréhender Issa Moloma, un Burkinabé âgé d’environ 47 ans », a déclaré un enquêteur.

Se sachant pris en flagrant délit de détention de deux pointes d’ivoire sectionnées en deux morceaux qu’il s’apprêtait à vendre, le présumé trafiquant va dénoncer lors, de son audition, Sylvain Bilié, son complice, gabonais de plus de trente ans. Cité comme étant le propriétaire desdits produits, Sylvain Bilié va être mis aux arrêts à quelques encablures du lieu de l’opération. Les deux contrevenants vont être conduits à Oyem, dans les locaux de la DGR où ils sont gardés à vue, en attendant d’être présentés devant le juge pour audition puis déferrement à la prison centrale du nom de la ville.

Rappelons qu’ils risquent jusqu’à six (6) mois de prison pour avoir violé les dispositions des articles 92, 274 et 275 du code forestier et l’article 3 du décret 163/PR/MEF du 19 janvier 2019 fixant les conditions de détention, de transport et de commercialisation des espèces animales sauvages, des trophées et des produits de la chasse.