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Dialogue politique : le SYNAS prône la fin de l’anarchie syndicale au Gabon

  2 avril 2017 à 17h53min 0 Commentaire(s)


C’est le résumé des contributions du syndicat national des agents de Santé (SYNAS) de la phase citoyenne du dialogue politique au troisième panel axé sur "la modernisation de la vie publique ".

Dans son intervention, le responsable de ce syndicat, Franck Biyogo a décliné la vision du SYNAS en termes de recommandations, pour mettre un terme au désordre qui prévaut dans le monde syndical gabonais.

En ce qui concerne les syndicats, proprement dits, le SYNAS recommande notamment, la suspension dès l’année 2017 de la subvention allouée aux centrales syndicales. Il propose également la fusion de toutes les centrales pour n’en retenir que trois (3) en fonction des secteurs d’activités à savoir : une centrale syndicale pour le secteur public ; une centrale syndicale pour le secteur privé ; et une centrale syndicale pour le secteur parapublic.

S’agissant des syndicats autonomes, Franck Biyogo propose l’organisation des élections professionnelles en 2019 pour permettre au gouvernement d’avoir comme interlocuteur un syndicat légitime avec un mandat de trois ans. Dans le même ordre d’idées, il propose l’octroi d’une subvention au syndicat élu après élection professionnelle pour la formation syndicale.

Pour la création d’un syndicat, le SYNAS pense que les futurs syndicalistes devront obtenir, à l’exemple des partis politiques, 500 signatures sur l’ensemble du territoire national en plus des documents clairement identifiés par la loi.

Il recommande également la mise en place pour l’année 2019 du conseil national du dialogue social (cadre pour prévenir et régler les conflits ), octroyer des sièges aux syndicats dans leur administration respective ; ainsi que la construction de la bourse du travail pour les syndicats (bâtiment qui abrite les bureaux des syndicats).

Enfin, le SYNAS souhaite que seuls les partis politiques ayant au moins 2 élus nationaux et au moins 3 élus locaux puissent non seulement faire partie du Conseil National de la Démocratie, mais également bénéficier des subventions de l’État.
Puis, en ce qui concerne le règlement des différends au sein des partis politiques, le SYNAS a dit laisser le soin à la justice de trancher.

Joel Tatou : Gabontribune