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Dialogue politique : les conclusions du panel 4 sur « la consolidation de la paix et de la cohésion nationale »

  10 avril 2017 à 23h07min 0 Commentaire(s)


Après les trois premiers panels, le tour est revenu, dimanche, au dernier panel qui traitait de la consolidation de la paix et de la cohésion nationale, de rendre les conclusions de ses travaux, au cours d’une séance plénière en présence de tous les participants.
Avec 394 participants sur 427 inscrits, soit un pourcentage de 92%, ce panel a pris en compte plusieurs propositions qui seront au centre de la phase politique du dialogue qui s’ouvre mardi prochain.

Sur contribution des partis politiques dans la consolidation de la paix et de cohésion nationale, il a été proposé entre autres, d’ôter la qualité de chef de la majorité au président de la République par souci d’impartialité, de restaurer l’autorité de l’Etat en faisant appliquer la loi dans toute sa rigueur dans tous les domaines, d’instituer au sein des partis politiques une gouvernance des militants, de respecter le verdict des urnes, d’attacher au vote un caractère obligatoire sans remettre en cause la liberté de vote et d’éviter la propagation des discours de xénophobie et de haine.

De même, ce panel a pris en compte, l’incitation aux gouvernants de promouvoir les droits humains, de redéfinir le rôle de Majorité et Opposition et de la société civile. Les panelistes ont également proposé la suppression des partis politiques qui n’ont aucun élu, la suppression de la Haute chambre du parlement (Sénat), la révision de la coopération entre le Gabon et la France pour une politique « gagnant-gagnant », l’arrêt des exactions à l’endroit des gabonais ayant une opinion contraire au pouvoir en place, ainsi que la manifestation d’une écoute plus attentive aux revendications des partenaires sociaux et opérateurs économiques.

Par ailleurs, les participants veulent la traduction en actes « concrets », la Paix, le développement et le partage prônés par les gouvernants, la consolidation du dialogue des religions, la sollicitation d’une médiation internationale pour les deux protagonistes de la crise post-électorale, la révision de la Constitution en tenant compte des aspirations du peuple.

Dans le domaine de la culture, les panelistes proposent la création d’un baccalauréat « arts et culture », le rétablissement du service militaire obligatoire à partir de 18 ans, l’institution de l’enseignement de l’instruction civique du primaire en classe de Terminale et la création d’un collectif national de la société traditionnelle.

Sur la sécurité, il y a la mise en place d’une police de proximité pour la protection des populations, l’amélioration de la sécurité des personnes et des biens prioritaires pour consolider la paix et la cohésion sociale, la création d’une commission nationale d’armes sur les munitions et les explosifs, et la dotation des villages des commodités

socioculturelles, éducatives et sportives en vue de la maîtrise de l’exode des jeunes vers les villes. 
Dans le domaine de la communication, des propositions ont été faites dans la sens de la réforme du conseil national de la communication (CNC) dans le mode de désignation de ses membres, la création d’une grande école de communication et de l’information, afin de faire du Gabon, un pays de démocratie en Afrique, la création des outils d’autorégulation devant améliorer les performances de la presse, la promotion de l’échange des programmes de qualité de la presse gabonaise avec les partenaires étrangers.

Au niveau de la justice, les panelistes ont souhaité le renforcement de l’opération « Mamba » contre les commanditaires des crimes rituels, l’ouverture d’une enquête sur les commanditaires des violences postélectorales de 2016, mettre en place un système de justice indépendant et égalitaire, doter les neufs provinces des prisons modernes, libérer tous les prisonniers liés aux violences postélectorales.

Pour la mise en œuvre de ces propositions, les participants de ce panel proposent la mise en place d’un Conseil national du dialogue social (CNDS), la mise en place d’un organe composé de toutes les parties prenantes de tous les participants au dialogue national pour un suivi de la mise en œuvre de recommandations issues du dialogue national.