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Discours à la Nation du 17 Août 2018 : L’appel à la rupture pragmatique d’Ali Bongo Ondimba

  17 août 2018 à 19h18min 0 Commentaire(s)


Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, est revenu, ce 16 août 2018, dans son traditionnel discours à la Nation, prononcé la veille de la date commémorant le 58ème anniversaire marquant l’accession du Gabon à la souveraineté internationale, sur l’importance de poursuivre les réformes d’assainissement de finances publiques jusqu’au bout. Un appel à la rupture pragmatique, à laquelle sont conviés les acteurs sociaux, peu enclins à adhérer aux réformes initiées par le Gouvernement.

Le Chef de l’Etat gabonais s’est appesanti, dans son discours, sur l’appel à la rupture pragmatique, en ce qui concerne notamment l’assainissement des finances publiques et la nécessité de regarder dans la même direction pour l’atteinte des objectifs.

En étant pragmatique dans son discours au peuple gabonais, Ali Bongo n’est pas allé par le dos de cuieillere, s’erigeant durant près d’une quarantaine de minutes (soit 35 mn exactement), en dénonciateur et diseur de vérités. Il est revenu sur la nécessité de jouer franc jeu, en prenant ses responsabilités dans la gouvernance, le but étant de pallier les dysfonctionnements en matière de gestion des ressources financières et juguler, entre autres, la masse salariale de l’État.

« Nous ne pouvons plus dépenser plus que ce que nous gagnons. Nous ne pouvons pas laisser la masse salariale de l’État augmenter sans cesse », a relevé le Chef de l’Etat dans son allocution, avant que de revenir, pour faire davantage dans la pédagogie, sur la problématique du poids de la dette sur les générations futures. En ce sens qu’il est nécessaire de tenir ses engagements vis-à-vis des partenaires, si et seulement si, le Gabon souhaite bénéficier de nouveaux emprunts financiers et l’apurer à court, moyen et long termes.

Des précisions apportées par Ali Bongo Ondimba, qui tiennent non seulement compte du contexte, c’est-à-dire, des tensions sociales nées des mesures d’austérité annoncées, le 21 juin 2018, par le gouvernement, au terme du Conseil des ministres, mais également d’une certaine volonté et détermination affichées par le numéro 1 gabonais, de poursuivre les réformes initiées et décriées à ‘’tort’’ ( position de l’exécutif) par une partie des agents publics de l’État. À ces derniers d’ailleurs, il a tendu la main, les exhortant au dialogue franc et constructif, tout en améliorant et en renforçant les reformes déjà en cours.

La réduction du train de vie de l’État impacte le sommet de l’État. C’est cela l’exemplarité. C’est cela la justice. C’est cela l’équité, a précisé le président de la République, non sans préciser que seuls ceux qui disposent de plus de ressources financières, contribueront plus. Aucun agent public dont les émoluments mensuels sont en deçà de 650 mille, ne sera mis à contribution quant à la ponction par décote sur salaire de 5,10 et 15%. À la Présidence de la République, j’ai pris la résolution de me séparer de 40% des personnels nommés. Il en va de même pour le Gouvernement et l’administration centrale, a dit le Chef de l’État, justifiant ainsi le caractère exemplaire de l’argument.

Tout en exprimant sa détermination à mener les réformes initiées jusqu’au bout. Ali Bongo a dit toute la nécessité et l’indispensabilité du plan d’optimisation des finances publiques ; non sans se féliciter du satisfecit du Fonds monétaire international (FMI) et autres bailleurs de fonds internationaux quant aux stratégies d’équilibre initiées par le Gouvernement gabonais en matière d’assainissement des finances publiques. Une réalité qui témoignerait de ce que le Gabon est sur la bonne voie, grâce à l’ensemble desdites réformes d’assainissement de finances publiques.