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Éducation complète à la sexualité : Les parties prenantes à l’école

  30 décembre 2020 à 21h40min 0 Commentaire(s)


 
Libreville abrite depuis le 15 décembre un atelier de renforcement des capacités de l’équipe technique pour l’opérationnalisation de l’enseignement de l’Éducation complète à la sexualité (ECS) au sein des établissements d’enseignement professionnel et technique.

 
Les membres de l’équipe technique du programme de mise en œuvre des Activités d’information éducation et communication (IEC) sur les Infections sexuellement transmissibles (IST), le VIH-SIDA, la santé reproductrice pour les adolescents, participent du 15 décembre au 15 janvier, à un atelier de renforcement des capacités. Les travaux de cet atelier organisé par l’Unesco sont axés sur les mécanismes de déploiement des programmes complets d’éducation sexuelle, au sein de l’enseignement technique et professionnel.

En effet, tous les jeunes doivent un jour ou l’autre prendre des décisions susceptibles de bouleverser leur vie en matière de santé sexuelle et reproductive. Pourtant, des études révèlent que la majorité des adolescents n’ont pas suffisamment de connaissances pour prendre ces décisions en toute responsabilité, ce qui les rend vulnérables aux rapports sexuels forcés, aux infections sexuellement transmissibles et aux grossesses non désirées.

L’éducation complète à la sexualité permet aux jeunes de prendre des décisions éclairées sur leur sexualité, leur bien-être et leur santé. Cet accompagnement, lorsqu’il est respectueux des droits humains fondamentaux, contribue également à faire progresser la société vers l’égalité des sexes et l’autonomisation des jeunes. C’est dans cette perspective que le gouvernement gabonais a sollicité le financement du « Projet de renforcement des capacités pour l’employabilité des jeunes et l’amélioration de la protection sociale » (RCEJAPS), en faveur de la formation technique et professionnel.

« Cette formation vient à point nommé pour résoudre les problèmes de sexualité chez les jeunes scolaires. Il s’agit de donner aux jeunes, tous les rudiments qui leur permettent en matière de sexualité de se connaître et nous les pairs, les outils de sensibilisation sur les risques liés aux violences et qui font que les enfants finissent par décrocher », a déclaré un des participants à l’atelier, Jean Baptiste Toung Sima.

« L’éducation à la sexualité a des effets positifs, les jeunes ayant notamment plus de connaissances et une meilleure attitude vis-à-vis de la santé sexuelle et reproductive et des comportements. L’éducation à la sexualité qu’elle se fasse à l’école ou non n’accroît pas l’activité sexuelle, les comportements sexuels à risque ou les taux d’infection IST/VIH », a déclaré l’un des formateurs. Ce dernier affirme que l’impact de l’éducation à la sexualité « est maximal lorsque les programmes dispensés à l’école sont complétés par la participation des parents et des enseignants, des instituts de formation et des services axés sur les jeunes ».

L’éducation complète à la sexualité est un processus intégré aux programmes scolaires, reposant sur l’enseignement et l’apprentissage des aspects cognitifs, émotionnels, physiques et sociaux de la sexualité. Elle vise à doter les enfants et les jeunes des connaissances, compétences, attitudes et valeurs leur permettant de jouir de leur droit à la santé, au bien-être et à la dignité ; de développer des relations sociales et sexuelles respectueuses ; d’examiner de quelle manière leurs choix affectent leur propre bien-être et celui des autres ; et de comprendre et d’assurer la protection de leurs droits tout au long de leur vie.