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Education nationale : Près de 53 écoles de l’Alliance chrétienne en passe d’être fermées !

  9 avril 2019 à 00h41min 0 Commentaire(s)


Des milliers d’élèves de l’ordre d’enseignement de l’Alliance chrétienne et missionnaire du Gabon vont peut-être, dans les jours qui suivent, se retrouver à la maison suite à la fermeture de leurs écoles plombées par les impayés de l’Etat. 

C’est la triste nouvelle de cette fin de semaine. Un peu plus de 53 écoles (dont 40 écoles primaires) de l’Alliance chrétienne et missionnaire du Gabon (ACMG) sont en passe d’être fermées à travers le pays. La faute au non-paiement par l’Etat des frais d’écolage des élèves orientés vers ces établissements, et au non-paiement, depuis 5 ans, par le même gouvernement, de la subvention à cet ordre d’enseignement. 

C’est le cri d’alarme qu’a poussé le responsable de cette organisation religieuse, Victor Ndoukou Moukoko, au ministre d’Etat à l’Education nationale, Michel Menga, à travers une lettre datant d’il y a un mois, et qui a fuité sur les réseaux sociaux le week-end écoulé. 

Dans ce courrier, le responsable religieux l’informait de la situation en ces termes : « Monsieur le ministre d’Etat, la situation actuelle impose un regard particulier car, mes différentes structures croulent sous le poids des difficultés dues au non-respect des engagements de l’Etat.

Le personnel statutaire (vacataires) qui est utilisé dans ces établissements pour pallier le manque d’enseignants accumule 89 millions 878 mille 600 F CFA d’impayés de salaire. Les différents fournisseurs ont mis un terme à notre collaboration. Au vu de ce qui précède, je suis dans l’obligation de congédier tous les élèves dès la rentrée du troisième trimestre, jusqu’au paiement intégral des frais d’écolage 2017-2018 et 2018-2019, car aucun de ces établissements ne peut fonctionner et à l’impossible, nul n’est tenu ». 

Joint au téléphone ce lundi matin, le pasteur Victor Ndoukou Moukoko a toutefois précisé que « pour l’heure, les établissements n’ont pas encore fermé ». Inutile de rappeler que dans un contexte social difficile comme celui que le pays traverse actuellement, la fermeture de ces écoles serait un coup de plus sur la tête des parents d’élèves, et des milliers d’apprenants concernés. 

Mieux, le gouvernement, qui a noué des partenariats avec les entités privées laïques et les ordres d’enseignement confessionnels, au travers des textes tels que la loi 21/84, se doit de se pencher rapidement sur cette question, au risque de voir une partie de sa jeunesse se retrouver hors des classes, à quelques trois mois des examens de fin d’année. Nous y reviendrons !