ACCUEIL > ENVIRONNEMENT > En Afrique centrale, d’autres essences comme l’ébène et le bois de rose sont aujourd’hui menacées par l’exploitation illégale.


En Afrique centrale, d’autres essences comme l’ébène et le bois de rose sont aujourd’hui menacées par l’exploitation illégale.

  4 novembre 2015 à 00h20min 9 Commentaire(s)


Depuis une dizaine d’années, les autorités gabonaises ont pris des mesures pour protéger la forêt primaire du pays, pour des raisons à la fois environnementales et économiques.

La pirogue perce les flots sous une pluie abondante, laissant dans son sillage une traînée blanche qui se mêle aux racines de la mangrove. Elle remonte à vive allure la Moka, dans le parc de l’Akanda, l’un des trois parcs nationaux à la périphérie de Libreville, la capitale du Gabon.

À son bord, une poignée d’écogardes en uniforme vert kaki. Leur mission ? Défendre le parc de ceux qui le menacent : les pêcheurs, les chasseurs, les entrepreneurs peu consciencieux, les habitants de Libreville à la recherche d’un logement ou d’une ressource lucrative.

Sans la volonté de le protéger, cet espace naturel serait condamné à s’appauvrir avant de disparaître. Il a fallu une dizaine d’années aux autorités gabonaises pour protéger l’Akanda, en premier lieu des pêcheurs du Nigeria tout proche, venus s’installer sur les rives de la Moka.

« Quand nous avons reçu l’ordre de les “déguerpir”, en 2012, il y a eu du grabuge, des luttes au corps à corps. Parfois, on recevait des cocktails Molotov. Nous avons eu quatre ou cinq blessés dans nos rangs », se souvient Gilbert, 32 ans, écogarde depuis cinq ans.