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Environnement/ Mécanisme de paiement des services environnementaux

  30 septembre 2015 à 23h03min 0 Commentaire(s)


Quels services environnementaux aujourd’hui ?
 
Le territoire gabonais avec plus de 85% de superficies de forêts peut bien bénéficier des mécanismes de paiements des services environnementaux. Selon le conseiller en environnement du ministre en charge des forêts, Faustin Ombanda Ombanda, « Les paiements pour les services environnementaux ou écosystémiques (PSE) sont les outils économiques incitatifs et de plus en plus utilisés par les gestionnaires par rapport aux services que la nature nous rend la nature. Ses services sont la qualité de l’air, l’équilibre microbien, protection et régulation des bassins versants, pollinisation des plantes, habitat des espèces sauvages, la beauté des paysages ».

Pour l’instant, dans la sous-région, notre pays bénéficie d’un projet des paiements des services environnementaux dont le projet du Bassin de la Mbé dans la province de l’Estuaire. Cette initiative pilote tient compte de la conservation du massif forestier qui fait partit de l’écosystème où se trouvent les barrages de kinguélé et Tchimbélé. La conservation de ce massif forestier permet une bonne régulation des eaux qui alimentent les installations de la société d’énergie et d’eaux du Gabon (SEEG).

Aujourd’hui, quatre types de services environnementaux sont visés par les paiements des services environnementaux (PSE) : la préservation de la biodiversité ; la protection des ressources en eau ; la préservation des paysages et la séquestration du carbone. Pour chacun d’entre eux, l’échelle étudiée est différente. Les PSE pour services hydrologiques restent les plus répandus : protection de la qualité de l’eau, régulation des flux, notamment la prévention des inondations et préservation des habitats aquatiques.

Ils nécessitent une échelle locale. Les PSE « carbone », déjà boostés par les mécanismes de développement propres (MDP) mis en place dans le cadre de l’application du Protocole de Kyoto. Leur échelle doit être large, les bénéficiaires se situant sur l’ensemble de la planète. Les PSE pour protéger la biodiversité restent encore rares, les relations entre biodiversité, écosystèmes et bien-être humain restant moins bien perçues que celles liées à l’eau. Là, l’échelle à privilégier est celle de l’aire protégée comme s’est le cas avec le parc national de Mont de Cristal, plus précisément, du territoire où sont présents et actifs les intermédiaires susceptibles de mettre en œuvre les plans de gestion.

Enfin, les PSE liés aux paysages sont de loin les moins développés : fondés sur une valeur esthétique ou culturelle donnée à certains sites naturels. Pour le Gabon s’est la première initiative à se mettre en place avec le concours de la Banque Mondiale. Cela dit, avec le développement de l’écotourisme, ceci pourrait évoluer dans les prochaines années.

De cela, le PSE est un outil économique grâce auquel un producteur de services environnementaux, non contraint, est rémunéré pour mettre en œuvre des pratiques permettant d’assurer le maintien de ces services. Il se différencie ainsi des approches qui reposent sur une contrainte, qu’elle soit réglementaire ou qu’elle impose aux producteurs de payer eux-mêmes pour compenser les effets négatifs de leur activité.