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Environnement : Nicaise Moulombi dénonce l’opacité autour des fonds internationaux

  27 décembre 2020 à 13h14min 0 Commentaire(s)


Des membres du gouvernement mit en difficultés

Le président de l’ONG Croissance saine environnement Nicaise Moulombi a expliqué , à son siège au cours d’une déclaration, le faible niveau d’implication des acteurs aux différentes étapes de concertation permanente multi-acteurs, dans le cadre de la mise en œuvre des politiques sectorielles dans le domaine géré par Lee White.

 
Réunis ce vendredi 24 décembre autour de leur président Nicaise Moulombi, les responsables du Réseau des Organisations de la Société Civile pour l’Economie Verte en Afrique Centrale (ROSCEVAC), a mis en exergue un certain nombre de difficultés relatives notamment à la mise en place des politiques sectorielles. Plaidant pour un arrêt systématique du « trafic de bois », le ROSCEVAC est par la suite revenu sur l’opacité qui entoure les fonds mobilisés dans le cadre de l’initiative CAFI.

La stratégie mise en place par le ministre en charge des Eaux et Forêts, Lee-White, qui écarte les acteurs de la société civile dans la prise de décisions relatives à la mise en œuvre des politiques sectorielle est très critiquée par plusieurs acteurs du secteur.
C’est le cas de Nicaise Moulombi, président de l’ONG Croissance saine environnement, membre de la plateforme du Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (Roscevac).

Très actif dans le domaine de la préservation des forêts et les initiatives liées au développement durable, le Réseau des Organisations de la Société Civile pour l’Economie Verte en Afrique Centrale (ROSCEVAC) vient une nouvelle fois de tirer la sonnette d’alarme. Au cours d’une cérémonie présidée par son principal responsable Nicaise Moulombi, l’organe a insisté sur la nécessité de la transparence autour de la gouvernance des ressources naturelles.

Pour le deuxième Vice-président du Conseil économique social et environnemental, cette manœuvre illustre la défaillance des processus multi-acteurs et inclusifs dans le secteur géré par Lee-White. Elle se caractériserait par la faible inclusion dans le processus des différentes catégories de parties prenantes et notamment la société civile ; la faible prise en compte par les pouvoirs publics des avis émis par les institutions constitutionnelles dont ceux du Conseil économique social et environnemental (Cese).

Il en veut pour preuve, le retrait par le ministre en charge des Eaux et Forêts de l’examen du projet de Code des Eaux et Forêts à l’Assemblée nationale d’une part, l’élaboration et la validation du projet de la loi climat du Gabon en dépit de toutes les insuffisances en matière de planification de la mise en œuvre au niveau national et infranational d’autre part.

En effet, constatant pour le déplorer, les difficultés de mise en oeuvre du cadre de conception et d’évaluation des politiques publiques relatives au secteur agricole avec en toile de fond l’exploitation forestière, le ROSCEVAC a notamment insisté sur l’urgence pour le conseil présidentiel, « d’arrêter le trafic de bois ». Un trafic ponctué l’an dernier par un scandale portant sur l’affaire de la disparition des 353 conteneurs au port d’Owendo. 

« Ces insuffisances ont fait l’objet d’études détaillées par notre organisation, appuyées et revues par des partenaires au développement de notoriété établie. Elles ont été communiquées au Conseil national climat et au ministre de tutelle ayant préféré adopter une position de déni plutôt que d’examiner en toute objectivité ce qu’il en est », a déploré Nicaise Moulombi.

Outre ce trafic mis en exergue, le ROSCEVAC a également pointé du doigt « l’absence des fonds mobilisés par le ministre des Eaux et Forêts dans la loi des finances 2021 », mais également « l’opacité autour des fonds issus de l’initiative CAFI sur les forêts d’Afrique centrale ». Toutes choses rendant difficiles les différentes missions du Gabon en faveur de l’Initiative pour Transparence des Industries Extractives (ITIE). 

Pour le membre de la société civile, il est important que le président de la République convoque un Conseil présidentiel sur le Climat afin que lui soit exposé par les acteurs de la société civile, les insuffisances autour de la planification de la mise en œuvre au niveau national et infranational de ces politiques sectorielles. « C’est autant d’insuffisances qui lui ont été cachées à ce jour et qui fragilisent son leadership sur cette question. Sous d’autres latitudes, la lutte contre le changement climatique à travers son caractère transversal, est pourvoyeur d’emplois et lutte contre la pauvreté », a déclaré le président de Croissance saine environnement.

Entre « faiblesse de la gouvernance, corruption et conflits d’intérêts dans les ministères sectoriels », le ROSCEVAC a donc insisté sur la nécessité d’une implication de l’exécutif et notamment du chef de l’État pour « ramener la sérénité et rétablir la confiance des partenaires ». A noter également le haro du ROSCEVAC sur l’opération de récupération des bois abandonnés qui révèle « délinquance forestière et vol à ciel ouvert ».