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État de santé d’Ali Bongo Ondimba : Jean Ping, compassion et opportunisme

  1er avril 2019 à 23h29min 0 Commentaire(s)


Dans sa déclaration du samedi 30 mars à Libreville, l’opposant gabonais, Jean Ping a dit sa compassion face à l’état de santé du président gabonais en respect de la dignité humaine, mais continue de dénoncer « l’imposteur » contestant les résultats de l’élection présidentielle de 2016.  

L’ancien président de la Commission de l’Union africaine a justifié son mutisme sur l’état de santé du président gabonais par respect de la dignité humaine. « Depuis le 24 octobre 2018, j’ai observé la réserve qui s’impose lorsqu’il s’agit d’aborder certains sujets graves. La santé de chacun de nous fait partie de ces sujets qui appellent à la retenue, parce qu’ils touchent à la dignité humaine. Il en est ainsi de la santé de monsieur Ali Bongo », a-t-il dit.

Pourtant, l’opposant ne manque pas l’occasion de renforcer le doute sur l’identité de celui qui gouverne. La rumeur reprise par de nombreux médias et même des personnalités politiques à l’étranger donnaient Ali Bongo pour mort. « Néanmoins, comme chacun de vous, j’ai noté, et cela saute aux yeux, que les facultés de celui qui nous a été présenté comme Ali Bongo semblent considérablement affectées », a-t-il lâché faisant croire que celui qui a été accueilli à l’aéroport n’est pas Ali Bongo Ondimba, c’est peut-être un sosie comme beaucoup le pensent encore.

Le candidat malheureux à la présidentielle de 2016 ne démord pas cependant sur sa rengaine : Il est le président élu. Un positionnement opportuniste qui lui éviterait de repartir aux urnes avec une autre issue incertaine. « L’état de santé de monsieur Ali Bongo ne saurait, d’aucune manière, occulter le problème principal qui divise notre pays, altère l’unité nationale et prive le Gabon de la sérénité nécessaire à son développement (…) Ce problème qu’il nous faut absolument résoudre est celui de l’illégitimité et de la fin de l’usurpation du pouvoir au sommet de l’État depuis 2016. Comme le plus grand nombre d’entre vous, la priorité des priorités est de mettre fin à cette usurpation du pouvoir », a-t-il clamé renouvelant son « appel au rassemblement du peuple gabonais autour des valeurs d’Union, de Travail et de Justice, qui constituent la matrice de notre République ». 

Toujours dans sa logique de contestation du pouvoir en place, Jean Ping a également exprimé son opposition à une éventuelle révision de la Constitution. Tout comme il a critiqué la situation politique, économique, sociale et culturelle actuelle du pays.