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Exécution de la première phase de financement des projets : La BAD et le Gabon s’accordent sur les insuffisances contrastées

  17 août 2018 à 19h02min 0 Commentaire(s)


Au terme de l’atelier d’évaluation de la performance des opérations financées au Gabon dans le cadre du Document stratégie pays (DSP) élaboré pour la période de 2016-2020, la Banque Africaine de développement (BAD) et le gouvernement gabonais se sont accordés sur les insuffisances contrastées dans l’exécution de la première phase de financement des projets, tout en prenant des engagements pour la deuxième phase qui débute en septembre prochain, dans le cadre d’un soutien financier BAD-Gabon s’élevant à environ un 1 milliard de Dollars pour 15 projets. 
Pour un financement efficient des projets relatifs au Plan de relance de l’économie gabonaise, comptant pour les deux prochaines années, le gouvernement gabonais et la BAD ont passé en revue les différents éléments qui ont constitué des obstacles dans la réalisation desdits projets dans la première phase allant de 2017 à 2018. 

 
« Je pense qu’on peut faire deux bilans. Le premier bilan est la grandeur des échanges. Nous avons parlé à cœur ouvert de ce qui a réussi et de ce qui a moins bien réussi, dans l’optique de rechercher les solutions, pour qu’ensemble, on puisse accélérer l’exécution des projets en cours », a déclaré le représentant résident de la BAD, Robert Masumbuko. 

« On nous a informé du risque des doublons avec des programmes aussi très ambitieux de nos collègues de la Banque mondiale. Après analyse, nous nous sommes assis, notamment le gouvernement, la Banque mondiale, les différentes parties et la Banque africaine de développement, pour nous accorder sur les différents centres qui vont être réhabilités et construits. Nous nous sommes mis d’accord sur un cahier de charge très clair, pour que les emprunts contractés par le gouvernement soient utilisés à bon escient », a-t-il poursuivi. 
Il a réaffirmé, dans son intervention, l’engagement de la BAD à soutenir le Gabon dans le processus de la relance et de la diversification de son économie. « Nous avons déjà renouvelé nos engagements d’accompagner le Gabon dans l’ensemble des programmes sur lesquels nous nous mettrons d’accord. C’est une très grande satisfaction. Comme j’ai pu le dire, hier, à l’ouverture des travaux, il s’agit de la première étape. Hier et aujourd’hui, nous avons regardé en arrière, afin de voir ce que nous avons fait ensemble et ce qui a fonctionné ou pas et les décisions clés à prendre. Elles sont déjà entrain d’être écrites, l’encre n’est pas encore sèche vu que nous ne sommes qu’à la première étape ». 

A titre d’exemple, le représentant résident de la BAD a relevé l’engagement pris par les deux parties au niveau de l’employabilité des jeunes et la formation professionnelle. « L’engagement des acteurs et les solutions pratiques est granulaire, institut par institut, ville par ville et lieu par lieu, est tout à fait clair et a été signé par les différentes parties. Ces emprunts que le pays fait pour augmenter l’employabilité des jeunes gabonaises et gabonais devraient être utilisés à bon escient. Par conséquent, nous pouvons maintenant avoir tout espoir pour que les résultats attendus soient là et que de façon complémentaire, les deux projets des collègues de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement atteignent les résultats escomptés », a-t-il dit. 

Il a rappelé les domaines dans lesquels la BAD soutient le Gabon, avant de revenir sur l’importance de la deuxième phase de financement Document stratégie pays (DSP) dont le Gabon devrait bénéficier. « Nos financements portent sur la diversification de l’économie. Le Gabon est sur une lancée qui vise à diversifier ses ressources dont les hydrocarbures. Il y a des grands besoins en termes d’infrastructures. Il y a des grands corridors qu’il faut ouvrir dans le cadre du désenclavement. Il faut aussi intégrer le Gabon dans sa zone. Le Gabon peut produire et vendre dans toute la région. Il y a beaucoup des thèmes et nous avons une longue liste de projets. En conséquence, je m’attends à ce qu’il y ait de nouveaux projets de financement de l’économie réelle comme l’a relevé le gouverneur de la BAD pour le Gabon. 

« L’Agriculture sera de toute façon au rendez-vous, y compris l’emploi des jeunes ainsi que le soutien à toutes les réformes initiées par l’Etat gabonais et bien évidemment les infrastructures nationales », a indiqué le ministre gabonais de l’Economie, Jean Marie Ogandaga.  
    
« La deuxième étape qui aura lieu dans quelques semaines verra l’arrivée des hautes instances de la BAD, qui viendront lancer au Gabon ce dialogue, pour voir ce que nous allons faire ensemble, pour les deux années à venir. Nous avons des ressources, le Gabon sait les ressources que nous avons pour lui. Et, c’est dans le cadre de ces ressources-là qu’il prendra des décisions et fera des choix sur ce que nous allons faire », a-t-il conclu.