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Fitch abaisse la note du Gabon dans la catégorie spéculative 

  22 octobre 2017 à 22h16min 0 Commentaire(s)


Alors que le projet de loi de de Finances vient d’être adopté, l’agence de notation financière internationale Fitch Ratings fait des prévisions sombres de l’économie gabonaise.

Vendredi dernier, elle a abaissé la note de la dette du pays de "B+" à "B", avec perspective négative. Selon Fitch, deux principaux facteurs sont à l’origine de cette notation. Il s’agit notamment de la détérioration de l’endettement et la situation budgétaire du pays.
En passant de de "B+" à "B", la note de la dette gabonaise passe ainsi à un niveau plus bas, dans la catégorie spéculative. L’agence indique par ailleurs qu’elle pourrait encore l’abaisser dans les prochains mois.

Fitch indique que cette dégradation est consécutive à la baisse des prix pétroliers observée à partir de la seconde moitié de l’année 2014. Cette situation se traduit par « la vive détérioration des comptes, budgétaire et extérieur, du pays, l’accumulation d’importants arriérés, intérieurs comme extérieurs, ainsi que la hausse de la dette publique ».

L’agence estime néanmoins que le prêt de 642 millions de dollars accordé en juin dernier, sur trois ans, par le Fonds monétaire international (FMI) « va probablement faciliter la situation de la trésorerie, soutenir les réformes » et peut-être entraîner la contribution d’autres créanciers multilatéraux comme bilatéraux.

Toutefois, prévient l’agence, la perspective d’une dégradation supplémentaire de cette note reflète en outre « les risques de non-application des conditions du programme du FMI qui pourraient entraîner un retard dans le versement de son aide ».

« Les arriérés du pays sont montés à 2% du Produit intérieur brut (PIB) pour les créanciers extérieurs et à pas moins de 7,7% du PIB pour les retards de paiements intérieurs, comme les remboursements de TVA ou le paiement de fournisseurs, tandis que le déficit budgétaire a gonflé à 6,6% du PIB après 4% en 2015 », relève Fitch.

Autre détail majeur. « La croissance de l’économie, quant elle, ne devrait pas dépasser 0,8% cette année dans le sillage d’un vif déclin de la production pétrolière et d’un affaiblissement du secteur privé, affirme encore Fitch. L’activité pourrait reprendre en 2018 pour progresser de 2,7% puis de 3,6% en 2019. », selon les prévisions de cette agence de notation.