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Gabon : Accroché sur le capot d’un taxi, un policier trimbalé de Nzeng-Ayong à Kalikak

  21 octobre 2020 à 18h27min 0 Commentaire(s)


A travers un communiqué ce 19 octobre, la Préfecture de police a dénoncé un acte d’incivisme contre un agent de police. Ce policier qui a été trimbalé sur le capot d’un taxi, de Nzeng-Ayong à Kalikak s’en est sorti avec des lésions. Le taximan a été interpellé.

Le dimanche 18 octobre aux environs de 17 h, a informé la Préfecture de police de Libreville (PPL), un acte d’incivisme délibéré s’est produit au quartier Nzeng-Ayong, à hauteur de la station Oil Lybia non loin du lycée Mbélé, entre un chauffeur de taxi et un policier de faction à cet endroit. D’ordinaire, indique la PPL, il est établi que les véhicules en provenance du carrefour GP et en partance vers l’échangeur ou le rond-point, roulent sur une file. « Alors que tous les véhicules observaient cet alignement, un véhicule de marque Toyota Carina à usage taxi roulait sur une seconde file attirant l’attention des policiers en régulation de la circulation » a fait savoir la PPL qui soutient que le taxi a forcé le passage, en dépit des injonctions réglementaires du policier.

Percuté, l’agent n’aurait eu son salut qu’en s’agrippant au capot du véhicule qui l’a trainé de la station Oil Lybia, en passant par sous l’échangeur de Nzeng-Ayong, ancienne Sobraga, jusqu’au quartier Kalikak, où il aurait été projeté par l’arrêt brusque du véhicule poursuivi par les policiers et des citoyens de bonne volonté. Selon la PPL, le policier qui a été conduit dans une structure hospitalière de la place s’en est sorti avec plusieurs lésions et un choc au niveau de la tête. Le chauffeur, après avoir abandonné le véhicule à hauteur de Kalikak, a été interpellé par des agents de la Gendarmerie nationale. « Une enquête a été ouverte à l’issue de laquelle il sera présenté à la justice », informe la PPL.

Si l’opinion regrette cet incident, en pointant du doigt le « zèle » de certains policiers sur la voie publique, la PPL rappelle que toute personne qui se rend coupable de violences et voies de fait contre des agents de la force publique, dans l’exercice de leurs fonctions, est passible des peines prévues et réprimées par l’article 260 du Code pénal gabonais.

Cet article stipule que « si les violences visées à l’article 257 et 259 ont été la cause des blessures ou si elles ont été faites avec préméditation ou guet-apens, la peine d’emprisonnement est portée à deux ans au plus, et l’amende est de 2.000.000 de francs au plus ».