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Gabon/Crise sanitaire Grogne des enseignants du secteur privé à la primature

  2 mai 2020 à 23h17min 0 Commentaire(s)


Au Gabon, les éducateurs du cycle préscolaire du secteur privé, souscrits des mesures Présidentielles énoncées par le chef de l’Etat dans le cadre du confinement qui résulte de la pandémie du Covid 19. Ces derniers observent depuis ce jeudi, un sit-in devant les services de la Primature avec objectif principal, la revendication aupres du chef du gouvernement, de leurs droits à la fois professionnels que sociaux.

une gestion bancale du covid 19 au Gabon ;
Le collectif dénonce une mauvaise application de ces mesures qui doivent bénéficier à tous les travailleurs, quelque soit le secteur d’activité, tel que l’avait si bien signifié Ali Bongo Ondimba, au tout début de la période de confinement, ils souhaitent qu’un concensus soit trouvé entre les deux parties . Alors que certains sont traités de manière spéciale, d’autres, à l’image des ces derniers ne voient pas claire. Pas de salaire depuis le mois de Mars, et plus encore, aucune mesure sociale à leur endroit. Mais que se passe t-il exactement avec les fameux comités en charge de la gestion de la crise dû au coronavirus ?

Les oubliés des mesures socio-économiques ;
Réunis autour d’un collectif, ces enseignants plus précisément les éducateurs ou encore les chargés de cours du cycle préscolaire de nombre d’établissements privés de Libreville disent avoir été complètement oubliés et écartés des mesures Présidentielles. Toutes les facilités énoncées par le chef de l’Etat lui-même à la télévision nationale sont loin d’être effectives pour leur catégorie de travailleur.

Des responsables de familles se retrouvent sans salaire depuis plus d’un mois. Et comme si cela ne suffisait pas, toutes les mesures sociales prises pour aider les travailleurs et toute la population Gabonaise à mieux passer cette période de crise ne les touchent pas du tout. Pas de kits alimentaires, la gratuité de l’eau et de l’électricité est une vue de l’esprit pour eux, quelque chose de très lointain. les loyers qui devaient être assuré par l’état ne l’ont pas été depuis la fin du mois de Mars, causant de véritables soucis avec les bailleurs. Les employeurs eux-même totalement dépassés par le comportement des décideurs à leur endroit nesavent plus à quel saint se vouer.

Fort de cette gène, ces derniers n’ont de choix que de se tourner vers le gouvernement en charge de la gestion de cette crise au moyen de la mise en œuvre des mesures Présidentielles. Seulement, comme nous l’avons déjà souligné, ce gouvernement là, semble être dépassé par la situation qui prévaut. Car sa stratégie d’action demeure inéficace et décriée par la majorité des Gabonais. et la grande intérrogation est celle de savoir comment sont utiliser toutes les dotations faites au quotidien par toutes ces entreprises citoyennes engagées dans cette lutte ? pire encore, la grosse somme d’argent à coût de centaines de milliards débloqué à cet effet ?

Dans tous les cas, les enseignants grévistes sont décidés d’aller jusqu’au bout. jusqu’à l’obtention de leur revendication. "nous allons rester ici jusqu’à ce que le premier ministre nous reçoive et trouve une solution pour nous. Nous n’avons plus rien dans nos maisons, si nous ne mourons pas du coronavirus, c’est la faim et le manque de tout qui nous tuera. nous allons manifester pacifiquement en dépit des intimidations des forces de l’ordre. Car, ventre affamé n’a point d’oreille, a déclaré sous anonymat, une enseignante gréviste".Voila qui devrait interpeller un peu plus le gouvernement.

Gabontribune /Joel Tatou