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Gabon-Environnement : l’effet néfaste du trafic aérien sur le climat… 

  12 août 2018 à 13h59min 0 Commentaire(s)


Le rapport d’études, élaboré par les chercheurs et scientifiques de la Nasa et du centre aérospatial allemand dont la substance a été reprise et rendue public par le magazine ‘’Maganac’’ de l’Agence nationale de l’aviation civile(ANAC) n° 37 de juin 2018, fait ressortir que les particules de suie libérées (un agrégat polluant de composés chimiques riches en carbone et émanant des émissions des avions), sont responsables de l’effet néfaste du trafic aérien sur le climat, une conséquence environnementale, qui laisse terne la révolution du transport mondial.

Selon ce magazine, les vols d’essai effectués par les chercheurs, notamment sur les émissions des avions, ont démontré que des particules de suie libérées (un agrégat polluant de composés chimiques riches en carbone) sont responsables de l’effet néfaste du trafic aérien sur le climat : de la vapeur se condense sur les particules de suie expulsées par les gaz d’échappement et forme des cristaux de glace. 

« Ces derniers (cristaux) créent des trainés de condensation et selon le temps qu’il fait, celles-ci restent pendant de nombreuses heures comme un nuage de glace dans le ciel. Ces nuages dits cirrus agissent soit comme un parasol qui ne laisse pas passer les rayons de soleil d’en haut, soit, comme une sorte de couvercle qui empêche l’air chaud de la terre de s’échapper ». 

Par ailleurs, révèle le magazine,’’ parfois jusqu’à 10% de l’Europe centrale se trouvent au-dessous de ces nuages de glace. Les chercheurs soupçonnent que cela réchaufferait l’atmosphère de la terre plus que les émissions totales de CO2 dans l’avion.

À long terme, « les résultats de ces vols d’essai pourront être utilisés pour développer des carburants plus respectueux de l’environnement. Le Centre aérospatial allemand estime que dans un proche avenir, les avions pourraient voler à 30% de biocarburant, ce qui serait plus économique par rapport au prix, et autant de bio carburant pourrait être produit facilement ».

Les premiers résultats de ces études seront présentés dans environ deux mois après analyse des giga-octets de données, conclut le magazine. Une plus value en matière de recherches qui pourrait concourir à la sauvegarde de la planète.