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Gabon/Restructuration de la société gabonaise : l’enjeu de l’heure ! 

  29 février 2020 à 16h16min 0 Commentaire(s)


Depuis un temps, la société Gabonaise est visiblement en perte de repères. Une situation perceptible de plus en plus chez les jeunes générations, totalement déphasées et ce, dans tous les domaines ou presque. Situation très alarmante qui suscite moultes interrogations, mais surtout un gros regret de la part des anciens qui ne comprennent plus rien, et au regret de cette situation. Il est donc urgent, il nous faut restructurer la société gabonaise, lui donner des balises et cadres morales et éthiques vraies et solides en promouvant les vrais modèles de réussite sociale et d’intelligence (…)

C’est un enjeu actuel et urgent. Notre survie en dépend. Tous, enfants, jeunes et adultes devrons nous imprégner de ces valeurs qui orientent et caractérisent les peuples civilisés et les sociétés développées. Comprendre cela, c’est nous laisser formater par ces valeurs qui constituent pour nous aujourd’hui les voies royales de notre salut. Le danger ici est de croire qu’il y a un camp de démons qui est la cause unique de nos déboires et malheurs et un camp d’anges victimes de ces déboires.

Or l’analyse méticuleuse de notre crise de pauvres nous montre clairement que tous, à des degrés divers et à des moments précis, avons été responsables et même coupables parce que tous, nous nous sommes retrouvés, de gré ou de force, consciemment ou inconsciemment dans les différents camps qui ont accéléré notre chute. Certes, il y a de vrais et grands responsables. Mais les autres n’en sont pas moins responsables. C’est pourquoi, la rhétorique de l’impur et du pur doit être dépassée pour assumer nos responsabilités et se projeter dynamiquement dans l’avenir.

De la réconciliation nationale et de son processus
De même, le mot réconciliation qui commence et termine aujourd’hui tous les discours officiels est une vue de l’esprit. Sans être un mauvais prophète, je suis sûr qu’elle n’aboutira nulle part et donc n’aura aucun effet. D’abord, parce que ceux qui la prônent ne sont pas neutres et exempts de tout reproche. Ensuite parce qu’elle se fait à l’avantage d’un groupe contre un autre groupe : les anges contre les démons. Enfin, parce qu’il n’y a aucune donnée morale et éthique qui sous-tend ce processus. Il ne suffit pas de parler de réconciliation et lui donner un cadre juridique pour qu’elle advienne. Ce n’est pas une donnée magique.

Toute réconciliation et tout processus qui la fait naître supposent un cadre de paix et de pardon. A titre d’exemple, pour nous chrétiens catholiques, ce que nous appelons sacrement de réconciliation est aussi appelé sacrement de pardon. Le pénitent qui se présente devant le prêtre pour recevoir la miséricorde de Dieu avoue d’abord ses péchés et prend ensuite la ferme résolution de ne plus les recommencer. Et il reçoit à la fin l’absolution qui le purifie de ses fautes. Le pénitent ne se présente donc pas devant le prêtre dans un conditionnement ou pression psychologiques encore moins physiques. Il n’est pas d’abord stigmatisé et traumatisé par la société qui lui chante à longueur de journée ses péchés et ses faiblesses et l’accablent.

Il vient devant le prêtre en toute liberté et surtout en toute confiance pour lui confesser ses péchés. Cette confiance s’exprime à la foi en l’homme (le prêtre qui le confesse) et en Dieu (de qui il reçoit absolution et miséricorde) quelle que soit la gravité du péché. A la fin, il reçoit une pénitence. Celle-ci n’est pas une punition mais un exercice spirituel pour que le pénitent recouvre la plénitude de son lien avec Dieu dont il a été séparé à cause du péché. Ainsi, par le sacrement de pénitence ou de pardon, il passe d’un état de déréliction totale à une situation de pleine communion avec Dieu.