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Gabon – affaire SERICOM : l’argent des gabonais serait en Italie

  6 juin 2017 à 00h02min 0 Commentaire(s)


Une perquisition a eu lieu ce jour au siège social de la société SERICOM au Gabon. Guido Santullo, a quitté le Gabon depuis le début de l’enquête. Il a trouvé refuge en Italie.
En pleine crise économique, le gouvernement gabonais cherche à minimiser ses dépenses publiques. C’est dans l’adversité, et le manque de ressources, que le pays cherche désormais lutter contre la corruption à travers l’opération mamba, lancée en début d’année. Plusieurs ministres et directeurs généraux ont été déjà incarcérés pour corruption.

Désormais, les enquêteurs remontent les traces des flux financiers entre SERICOM et plusieurs anciens membres du gouvernement. Selon l’enquête, de fortes sommes d’argent ont été virés vers l’Italie, le pays d’origine de Santullo.

Pour confirmer cela, les enquêteurs viennent de procéder à une perquisition au siège social de la société SERICOM. Ils cherchent aussi à identifier comment ont été versés les pots de vin qui ont permis à l’homme d’affaire italien de surfacturer les chantiers d’Etat.
280 milliards de francs CFA de différentiel !

En effet, la société SERICOM réclame à l’Etat en plus, des factures déjà encaissées, le paiement de pas moins de 300 milliards de francs CFA. Le direction générale du budget a mandaté une expertise de contrôle du service fait des chantiers. D’après les experts, il y a un différentiel de près de 280 milliards de francs CFA. En fait, il n’y aurait que 20 à 30 milliards de francs de factures valides et conformes.

C’est la raison pour laquelle l’Etat gabonais reproche à SERICOM d’avoir surfacturé des marchés publics. Selon plusieurs sources concordantes, les contrats ont été passés en gré à gré, sans aucun appel d’offre.

De nombreuses hautes personnalités politiques du Gabon ont été cités dans cette affaire. On reproche à Monsieur Guido Santullo d’avoir mis en place un vaste réseau de blanchiment d’argent. Ce dernier se défend en affirmant avoir livré les travaux demandés et s’en être tenu aux contrats. L’homme d’affaire a toujours nié avoir versé de l’argent à Magloire Ngambia, l’ancien ministre des travaux publics.