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Gabon : nouvelle augmentation des prix de carburants à la pompe et du gaz domestique

  6 juin 2018 à 22h45min 0 Commentaire(s)


En l’espace d’un mois, les prix des produits pétroliers mis à la consommation a connu une augmentation, au grand dam des consommateurs et autres revendeurs et industriels, appelés à faire montre de patriotisme économique, le but étant de permettre au Gabon, à court, moyen et long terme d’honorer les engagements pris auprès des bailleurs de fonds internationaux dont le Fonds Monétaire International (FMI).

Dans une correspondances adressée le 30 mai 2018 aux directeurs des entreprises spécialisées dans l’exploitation et la vente des produits pétroliers mis à la consommation ; le président de la Commission nationale des prix des produits pétroliers en République Gabonaise, M. Bernardin Mve Assoumou, a informé les acteurs cités de la majoration du prix du brut à la pompe.

Au nombre des composantes directement citées et très prisées par l’homme pour un usage quotidien, il y a, l’essence, le gasoil, le gaz butane, le pétrole lampant et celui dit industriel, précise la correspondance aux interlocuteurs directs que sont les directeurs généraux de Total Marketing Gabon, Libya Oïl Gabon, Engen Gabon et Petro Gabon.
Il passe, dans l’ordre respectif, du prix réseau (station) de 670 FCFA ; au prix hors réseau (industriel), de l’ordre de 690 FCFA par litre. Le gasoil quant à lui est à 625 à la pompe et 655 FCFA au prix industriel. Le gaz butane part de 5450 à 5950 FCFA la bouteille de 12,5kg. Le litre de pétrole lampant est désormais à 395 tandis que l’industriel, lui, est passé au prix majoré de 425 FCFA, précise la correspondance signée du président de la commission nationale des prix des produits pétroliers.

Une correspondance en application des dispositions du décret n° 274 PR/ MPH du 21 mai 2015, portant réglementation de la commission nationale des prix des produits pétroliers en République Gabonaise, et l’arrêté n° 0017MFPPDD/MHH du 29 septembre 2017, déterminant les modalités de fixation des éléments de la structure des prix des produits cités plus haut mis à la consommation et instituant les carburants industriels et les carburants réseaux en République Gabonaise. Il n’en demeure pas moins qu’elle (décision) fait tâche d’huile.

D’autant que la mesure qui rend effective ladite majoration des coûts des produits pétroliers mis à la consommation, dès ce mois de juin 2018, tombe tel un couperet sur le pouvoir d’achat des consommateurs. Lesquels sont frappés depuis près de deux ans déjà, par la crise économique mondiale due, entre autres, à la chute vertigineuse des cours du pétrole et son impact sur l’indice de développement humain (IDH), dans les pays à revenus intermédiaire dont le Gabon.

Et, c’est d’ailleurs le choix des arguments des autorités gabonaises, qui sont intervenues récemment, en réponse aux préoccupations des usagers et autres consommateurs, par l’entremise du Secrétaire général du ministère du Pétrole et des Hydrocarbures.
Pour elles (autorités), il y a un impératif : honorer les engagements pris auprès des institutions internationales dont le Fonds monétaire international (FMI). Le but, à court, moyen et long terme, étant de soutenir de manière efficiente, le Plan de relance de l’économie mis en place par le gouvernement, pour permettre au Gabon de résister aux effets de la crise économique, considérée comme latente et durable, en dépit d’une légère embellie dans bien des secteurs de l’économie nationale.

Une théorie qui vise à justifier la majoration des coûts du prix des produits pétroliers mis à la consommation, qui laisse pantois les consommateurs marqués déjà par le coût de la vie non seulement, mais reconnus surtout pour être des économiquement faibles.
Même si, en pareille circonstance, le sursaut patriotique dont il est demandé de faire montre, notamment, aux revendeurs et industriels en réseaux et autres consommateurs (automobilistes et foyers), dans le but de soutenir le Plan de relance de l’économie gabonaise, reste pour l’opinion, difficile à accepter.

La question qu’on est en droit de se poser, est de savoir, si les mécanismes utilisés, dans le cadre de la politique de soutenabilité de l’impact indu de la crise économique sur les consommateurs sauront nous éviter le pire, vu que que l’opinion directement impactée accuse déjà le coup ?