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Gabon :taux de croissance de 1% en 2017

  8 août 2017 à 00h34min 0 Commentaire(s)


Les services du FMI viennent d’achever une mission au Gabon au cours de laquelle ils ont passé en revue les perspectives d’évolution de l’économie du pays. Si les indicateurs montrent des signes d’une reprise économique, les perspectives à court terme restent encore délicates, avec au mieux à une progression de croissance de 1% cette année. Des projections qui prennent le contre-pied de celles du gouvernement qui tablait sur au moins 3% à la faveur de la reprise de l’économie mondiale et donc des exportations des ressources naturelles du pays.


Alors que le gouvernement gabonais tablait sur un rythme de croissance de 3% en moyenne cette année, le FMI vient de tempérer cet optimisme engendré par une relative reprise de l’économie mondiale et donc des exportations du pays. Les services du FMI ont achevé, ce 2 août, une mission de passage en revue de l’évolution de la situation économique du pays.

La mission s’inscrit dans le cadre de l’accord relatif au mécanisme élargi de crédit d’un montant approuvé par le FMI au profit du Gabon et qui s’est traduit par le décaissement, le 19 juin dernier, d’une enveloppe de près de 642 millions de dollars destinée à appuyer le programme de relance à moyen terme de l’économie gabonaise.

« Les perspectives économiques à court terme du Gabon demeurent délicates, la croissance économique globale devant être modeste, aux alentours de 1%, en 2017 », a déclaré au terme de la mission, Alex Segura-Ubiergo, chef de la mission, qui a tenu à rappeler que depuis 2014, la chute des cours internationaux du pétrole a provoqué un ralentissement de l’activité économique, un net repli des exportations de pétrole et des recettes budgétaires et une détérioration de la balance des paiements.

« Malgré ces perspectives difficiles, certains signes sembleraient indiquer que l’économie a commencé à se stabiliser au premier semestre 2017. Le secteur pétrolier a bénéficié du redressement des prix énergétiques internationaux par rapport aux faibles niveaux enregistrés au début 2016.

En outre, d’autres secteurs liés aux ressources naturelles, comme les filières manganèse et bois et les activités agro-industrielles connaissent une croissance rapide, et les BTP semblent manifester plus de résilience que prévu ».