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Grève Africa n°1 : ‘’Si la tutelle ne réagit pas, personne ne sortira’’ (Président du Syca)

  24 août 2018 à 17h27min 5 Commentaire(s)


Au lendemain de la séquestration des membres de la Direction générale d’Africa n°1 par le personnel de cette radio panafricaine, qui réclame 12 mois d’arriérés de salaires, le président du syndicat des communicateurs d’Africa n°1 (Syca), Jean-Félix Ngawin Ndong, s’étonne du silence des autorités compétentes, qui semblent porter peu d’intérêt à leur situation.

Joins au téléphone ce jeudi matin, Jean-Félix Ngawin Ndong, a affirmé n’avoir reçu aucun appel, ni visite des autorités de tutelle, depuis que le personnel d’Africa n°1 a séquestré les membres de la Direction générale de cet organe de presse. Une attitude qui, selon lui, montrerait bien le peu d’intérêt que le gouvernement accorde aux revendications des salariés de cette radio panafricaine.

« Depuis hier, il n’y a aucune réaction de la tutelle, qui fait la sourd-oreille quant à nos revendications », a confié le président du Syca.
En effet, le personnel d’Africa n°1 revendique 12 mois d’arriérés de salaires. Il y a quelques mois, le gouvernement avait annoncé le règlement partiel de cette dette, notamment par le paiement de 4 mois. Malheureusement jusqu’à ce jour, aucun denier n’a été versé aux employés qui ne savent plus à quel saint se vouer, à quelques semaines de la rentrée des classes.

C’est donc pour faire entendre leurs cris de détresse, qu’ils ont décidé de séquestrer le directoire de la Radio, dans le but d’interpeler le Chef de l’Etat, et le ministre d’Etat en charge de la Communication, que M. Ngawin Ndong dit tenter de rencontrer en vain.
S’agissant du sort des membres de la Direction générale qui sont enfermés depuis hier mercredi dans les locaux de la radio, le président du Syca soutient que « si la tutelle ne réagit pas, personne ne sortira ».

Africa n°1, autrefois fleuron du Gabon, peine à fonctionner depuis sa prise par des actionnaires Libyens. Depuis quelques années, les salaires des agents de cette radio panafricaine sont supportés par l’Etat gabonais.