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Grève des greffiers : suspension de la délivrance des casiers judiciaires sur l’ensemble du territoire

  1er juin 2018 à 23h30min 0 Commentaire(s)



Le Syndicat national des greffiers a décidé, ce vendredi, de durcir le mouvement de grève, au cours d’une assemblée générale extraordinaire tenue au Palais de justice de Libreville, en annonçant notamment la suspension de l’établissement des casiers judiciaires sur l’ensemble du territoire national et la non tenue de la cession criminelle prévue pour le 28 juin prochain.

« A ce jour, bilan fait après 2 mois d’entretien, c’est insatisfaisant. Nous notons sur les quatre points déposés sur la table de notre département, que seuls les salaires de la promotion 2017 sont passés cette fin du mois. La tutelle n’a pas répondu concrètement aux attentes du syndicat des greffiers, ce qui justifie la décision unanime prise de durcir le ton », a indiqué le président du Synagref, Me Georges Boupenga.

Unanimement, les greffiers ont décidé de durcir la grève, déclenchée le 21 février dernier. La décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale vu qu’aucun point inscrit dans le cahier des charges n’a été satisfait.

Les points de revendications : le statut particulier des greffiers, les salaires de la promotion 2017, la régularisation de la situation administrative et l’établissement des cartes professionnelles sont autant de points inscrits dans le cahier des charges des greffiers gabonais.

« C’est cela qui a amené la base à décider que le tribunal ne sera plus ouvert tous les jeudis, seulement 2 jeudis dans le mois. Il a été décidé de la suspension d’établissement des casiers judiciaires sur l’ensemble du territoire national, la cession criminelle qui doit s’ouvrir le 28 juin 2018 ne pourra se faire parce que la grève sera maintenue au sein du tribunal de première instance de Libreville », a déclaré le président du syndicat.
Non sans réitérer qu’ils restent ouverts aux négociations avec la tutelle, parce que c’est elle qui a la solution définitive aux problèmes posés par les greffiers qui, jusque là, n’ont pas trouvé gain de cause quant à leurs revendications.

En ce qui concerne le statut particulier, Me Georges Boupenga a souligné que bien qu’ils aient terminé les travaux avec le comité consultatif à la Fonction publique, l’engagement pris par le Premier ministre était de faire passer ce texte en conseil des ministres, pour examen et adoption.

« Aujourd’hui, nous savons que ce document lui a été transmis par le comité consultatif et nous espérons que cette question devrait être réglée, mais elle ne l’est pas encore à ce jour », a-t-il indiqué.