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Haut Conseil pour l’Investissement : Madeleine Berre fait le point



Haut Conseil pour l’Investissement : Madeleine Berre fait le point

  5 juillet 2018 à 00h24min 0 Commentaire(s)


Le ministre gabonais de la Promotion des Investissements privés, Madeleine Berre a tenu une conférence de presse, le mardi 3 juillet à Libreville, au sortir de la quatrième session du Haut conseil pour l’investissement (HCI), afin de faire le point sur les efforts consentis par le gouvernement en vue de l’amélioration du climat des affaires au Gabon.

Au cours de cette rencontre avec la presse, le ministre Madeleine Berre a défini ce qu’on entend par l’amélioration du climat des affaires. « C’est le renforcement de l’écosystème gabonais à pouvoir attirer le plus grand nombre d’investisseurs », a-t-elle défini.

Selon elle, depuis la tenue du premier HCI présidentiel, en mars 2017, plusieurs réformes ont été mises en place. Notamment, l’opérationnalisation du guichet unique qui comprend une quarantaine d’administrations permettant de faciliter les procédures d’investissement et de création d’entreprises. 

Autre réforme, la compétitivité du système judiciaire qui, selon elle, devrait être véritablement dédiée aux investisseurs. A ce propos, le membre du gouvernement a précisé que la réforme est actuellement en cours au niveau du ministère de la Justice. Les autorités ambitionnent également d’opérationnaliser et de mettre en œuvre le Centre d’arbitrage qui doit être hébergé à la Chambre de Commerce. 

Aussi, la Commission ad hoc existant au sein de l’ANPI, a pu mettre en place 14 reformes Doing business qui visent la visibilité et l’attractivité vis-à-vis des investisseurs. 

Bien d’autres réformes restent également à réaliser dans le secteur du bois pour que le Gabon soit à même de concurrencer le marché international. Il s’agit à propos de la rationalisation des contrôles sur la route à travers un mécanisme de vignette et la facilitation du guichet multimodal électronique au Port prévue pour janvier 2019. 

S’ajoute à cela, le renforcement de l’initiative privée en matière de création d’emplois, eu égard aux mesures de gèle des concours dans les établissements supérieurs et recrutement à la Fonction publique.
 

D’après Madame Berre, les mesures qui participent à l’amélioration du climat des affaires prévoient, à cet effet, deux axes dont la formation professionnelle dans les secteurs de l’agriculture et du bois. « Il faut que nous arrêtons de former uniquement les théoriciens », a-t-elle mentionné.

Le deuxième axe concerne l’auto-emploi qui permettra au gouvernement d’assoir une politique publique afin d’amener les uns et les autres à embrasser les métiers de charpentier, restaurateur, sablier, briquetier et bien d’autres. 

Afin de favoriser l’accès au financement des projets des entrepreneurs en herbe, plusieurs réformes ont vu le jour, en 2017, dont le « Fonds Okoumé », destiné à accompagner le financement de certaines entreprises et le Fonds de garanti des PME, destiné, quant à lui aux entrepreneurs. Ce, grâce à l’obtention d’un prêt auprès d’une banque traditionnelle. « Ce fonds va atténuer le risque », a indiqué Mme le ministre, avant de souligner la mise en place de l’espace PME, de l’ANPI et les Clubs d’entreprenariat dans les établissements. Lesquels clubs permettront de former et d’initier les jeunes à l’entrepreneuriat. 

La révision du Code général des Impôts, celle du Code du Travail et de l’Investissement, n’en sont pas en reste. Pour Madame Berre, « le Code fixe la politique de l’investissement d’un pays, entre autres. L’attractivité d’un pays ne se résume pas à une attractivité fiscale ou douanière. C’est une obligation de performance collective. C’est l’addition de plusieurs ministères », a-t-elle conclu.