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Hydrocarbures : L’Etat gabonais libéralise le marché du prix du gasoil et l’essence

  4 avril 2019 à 22h13min 0 Commentaire(s)


Faisant le bilan à mi-parcours de la mise en œuvre du plan de redéploiement stratégique quinquennal 2017-2022 du secteur pétrolier, le ministre gabonais du Pétrole, du Gaz et des Hydrocarbures, Pascal Houangni Ambouroue, a réaffirmé, ce jeudi 4 avril à Libreville, la volonté des autorités de libéraliser le marché de la structure du prix des produits pétroliers, en l’occurrence le gasoil et l’essence.

Pour le ministre du Pétrole, du Gaz et des Hydrocarbures, le contexte de conjoncture économique défavorable liée à la crise du marché du pétrolier a conduit l’Etat à des réajustements structurels de nature à permettre à l’Etat d’avoir un peu de marge pour s’orienter vers des investissements socio-économiques stratégiques tels que la route, la couverture médicale par le mécanisme de la solidarité nationale, l’extension du programme de l’électricité solaire.

« C’est juste pour vous dire que certains liquides ne vont plus être subventionnés par l’Etat, notamment, l’essence et le gasoil. Des réformes demandées par les partenaires financiers internationaux tels que le FMI et la Banque mondiale qui nous ont recommandé de libéraliser le marché de la structure des prix », a déclaré Pascal Houangni Ambouroue, qui a tout de même souligné que cette libéralisation se fera accompagner d’un encadrement, afin de juguler la volatilité des prix.

« La fixation des prix est encadrée au niveau du Gabon, à travers une commission, qui évalue nos politiques. Donc si on libéralise, cela ne veut pas dire que c’est une libéralisation sans encadrement. L’Etat est là aussi pour juguler une volatilité qui n’aurait plus de sens », a-t-il précisé, tout en indiquant qu’une commission va se réunir afin de définir la date de mise en application de ladite mesure, ainsi que les prix qui vont être associés.

Au-delà de cette démarche de rationalisation des finances publiques, a relevé M. Houangni Ambouroue, l’Etat s’est malgré tout engagé à assumer ses missions régaliennes en faveur du bien-être des gabonais en continuant à subventionner partiellement les produits sociaux tels que le gaz butane à hauteur d’1 milliard 400 millions de francs CFA par mois et le pétrole lampant à hauteur de 185 millions de francs CFA par mois.


 
« Pour continuer la démarche sociale de l’Etat, nous avons pensé qu’il était important de garder le gaz et le pétrole lampant, qui sont des produits de consommation importants pour les ménages », a-t-il rassuré.

La validation du nouveau code des hydrocarbures, la gestion de la Pid/pih entendue comme provision pour l’investissement diversifié et provision pour l’investissement en hydrocarbures, ainsi que le Road-Show et le partenariat public privé avec le centre Songhaï, sont d’autres axes développés par le ministre du Pétrole, au cours de ce bilan à mi-parcours.