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Immigration clandestine : 55 Immigrés clandestins interpellés et un réseau de passeurs démantelé

  2 novembre 2018 à 22h41min 0 Commentaire(s)


Plusieurs immigrés clandestins, de nationalité nigériane et béninoise, ont été interpellés, le mardi 23 octobre dernier dans la zone du Cap Estérias, au cours d’une opération de surveillance de routine de la côte par la Gendarmerie nationale.

Selon les informations recueillies auprès du service Presse du ministère de l’Intérieur, ces interpellations se sont effectuées en deux jours. Le premier jour, c’est-à-dire le mardi 23 octobre dernier, ce sont 55 immigrés clandestins, dont 48 Nigérians et 2 Béninois, qui ont été interpellés les premiers.

Le mercredi 24 octobre 2018, après une seconde interpellation par la même Brigade nautique de la Gendarmerie nationale, le Substitut du Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Libreville a demandé de les mettre à la disposition de la Direction Générale de la Documentation et de l’Immigration (DGDI). Cette fois, ils étaient au nombre de 15 (6 Togolais, 5 Nigérians, 2 Tchadiens, 1 Ghanéen et 1 Camerounais).

C’est au cours de l’interrogatoire des 55 clandestins au Centre de Rétention Administrative (CRA) de la DGDI, que les policiers apprendront qu’ils sont tous arrivés dans un même navire, le Chimba Express, battant pavillon camerounais, arrivé dans les eaux territoriales gabonaises le mardi 23 Octobre dernier aux environs de six heures, en provenance du port de Calabar au Nigéria.

C’est alors que la Brigade nautique de la DGDI a entrepris de remonter cette filière et a rattrapé ledit navire au large de Libreville, le samedi 27 octobre 2018 aux environs de 14 heures.
A son bord, 9 membres d’équipage composé d’un Commandant de bord de nationalité Camerounaise, d’un Chef mécanicien, de nationalité Saotoméenne) ; d’un Responsable commercial (Camerounais) ; de son Adjoint commercial (Béninois) ; d’un Chef de pont, d’un graisseur et de trois Matelots, tous Camerounais.

« Tout l’équipage a été interpellé par cette mission de la Police Nationale. Ils ont été déférés devant le Parquet de la République le mardi 30 octobre 2018 pour des faits de complicité à l’immigration clandestine communément appelé "Passeurs" ».

Mais avant, les membres de cet équipage ont cité les noms des cerveaux de ce trafic d’êtres humains. Ce sont deux Nigérians en service au Port Môle de Libreville, comme chargeur et consignataire de bateaux. Ces deux derniers sont encore activement recherchés par les Services de police.