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Initiative sur les forêts de l’Afrique centrale (CAFI)

  8 décembre 2015 à 22h40min 0 Commentaire(s)


" Le Gabon doit faire partie de la solution "

EN attendant la plénière décisive de ce mercredi soir, les ministres intensifient les participations à des événements en marge de la COP 21.
Hier mardi, l’agenda du ministre du Développement durable était très chargé. En matinée, Régis Immongault a rencontré la directrice générale du Fonds vert pour l’environnement, avant de prendre part, plus tard, à l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (Cafi - Central africa initiative for forest). Une rencontre importante qui a réuni, d’une part, les ministres et la société civile d’Afrique centrale et, d’autre part, la Banque mondiale, prête à injecter une colossale somme d’argent pour préserver la forêt du Bassin du Congo.

Contrairement aux autres Etats avec qui le Gabon a en partage cette forêt et qui soutiennent le processus REDD + (voir lexique de la COP 21 d’hier), le ministre Régis Immongault a présenté l’alternative développée par le Gabon, dans l’optique de valoriser la forêt, contribuer à la régulation du climat, sans compromettre la marche du Gabon vers l’émergence économique. Parlant du Cafi et du REDD +, M. Immongault a demandé aux bailleurs de fonds de prendre en compte les attentes les pays impliqués dans le REDD+, et les spécificités de ceux qui ne sont pas dans le REDD+.

Cette rencontre visait à renforcer les stratégies nationales en matière de développement durable dans chaque pays de l’Afrique centrale.
M. Immongault a rappelé que le potentiel de la forêt du Gabon est de 88 % de la superficie nationale. Sans omettre les 8% de savane. Il a expliqué pourquoi le Gabon est réservé sur le processus REDD +.
En effet, le pays dépend à 85 % de l’extérieur pour son alimentation, soit 300 à 350 milliards francs cfa d’importation.

Pour le ministre du Développement durable du Gabon, la question des forêts soulève deux défis majeurs. Le premier : préserver les forêts tropicales pour poursuivre le développement. Le deuxième : développer une agriculture tournée vers la sécurité alimentaire, afin de réduire la dépendance alimentaire.

De l’avis du ministre Immongault, le Plan national d’affectation des terres (PNAT) est une réponse qui concilie les deux défis. D’autant que le PNAT aboutit à trois objectifs :premièrement, développer le secteur agricole. Deuxièmement : développer nos forêts et les maintenir en état de séquestrer intensivement le carbone. Enfin, troisièmement, le PNAT est un outil pour développer l’industrie et les services.
Dans cette optique, le ministre Immongault a rappelé aux participants à cette rencontre que « le Gabon doit faire partie de la solution » dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Autrement dit, « être un acteur majeur de la politique d’un développement sobre en carbone. »