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Insécurité grandissante au Gabon : l’urgence d’agir ! 

  10 avril 2018 à 22h52min 0 Commentaire(s)


Les populations gabonaises vivent dans la psychose depuis quelques semaines, au regard de l’insécurité grandissante. La énième découverte macabre, ce mardi, d’un corps sans vie d’une quinquagénaire au quartier Akébé, dans le 3ème arrondissement de Libreville, interpelle une fois de plus les autorités compétentes quant à l’urgence d’instaurer davantage une police de proximité pour la sécurité des populations.
L’insécurité prend des proportions inquiétantes au Gabon. Souvent illustrée par des vols à la tire, des cambriolages et autres petits larcins, cette insécurité prend une forme virulente à Libreville et dans certaines villes du Gabon, avec notamment des meurtres, des assassinats, des viols et agressions physiques.

Il y a quelques semaines seulement, un jeune homme était retrouvé mort au quartier Nzeng-Ayong (6ème arrondissement de Libreville) et une quadragénaire, au quartier PK6 (3ème arrondissement de Libreville). Trois morts annoncés par les médias en l’espace de quelques semaines, sans une réaction des autorités en charge de la sécurité publique.
Dans certaines provinces du Gabon, le scénario est quasi identique. Dans la Nyanga (Sud-ouest du Gabon), un septuagénaire a été assassiné et privé de ses organes au village Malounga, à 40 Km de Tchibanga. Quelques jours seulement après ce drame, une pharmacienne se faisait assassiner froidement par un adolescent dans la même ville de plusieurs coups de couteaux.

La province du Woleu-Ntem n’est pas en reste. Dans la localité de Medouneu, un commandant de Brigade a été retrouvé mort dans sa chambre, tandis que le corps en état de putréfaction d’un vieil homme était découvert quelques jours après. Selon une source proche du dossier, il a été assassiné à l’arme blanche par deux adolescents mis aux arrêts.

Dans le Haut-Ogooué, plus précisément à Moanda, au quartier Rio, le corps en état de décomposition d’un jeune homme était découvert le 21 mars dernier, alors qu’un autre corps sans vie avait été retrouvé trois mois plus tôt, dans un caniveau non loin du Complexe Nanette.

L’année dernière, plusieurs cas de meurtres avaient également été signalés, sans que des mesures coercitives aient été prises pour éviter que cette situation prenne des proportions inquiétantes. Le seuil d’insécurité au Gabon n’est-il pas atteint, afin de susciter une réaction urgente des autorités qui ont la mission de veiller à la sécurité des personnes et des biens en République Gabonaise ?

Dans ce qui parait être une forme de mutisme entretenu des autorités quant à la montée de l’insécurité, les populations s’organisent elles mêmes au travers notamment de la mise en place des cellules de sécurité dans différents quartiers. Une manière de faire qui pourrait laisser place à la justice populaire, voire à des dérives.