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Investiture d’Eliane Frida Mindoungani au PDG : La candidature de la discorde 

  24 août 2018 à 17h16min 0 Commentaire(s)


En désignant la maire du 6e arrondissement de Libreville, membre du Centre des libéraux réformateurs (CLR), pour défendre les couleurs, lors des législatives prochaines, du Parti démocratique gabonais (PDG-Pouvoir), semble avoir décrété la zizanie au sein de la Majorité.

A quelques jours de la date limite du dépôt des candidatures pour le compte des élections législatives et locales, la tension monte au sein du Centre des libéraux réformateurs (CLR) où son président, Jean-Boniface Assélé est récemment monté au créneau pour dénoncer l’investiture contre nature par le Parti démocratique gabonais (PDG) d’un de ses cadres. 
Eliane Frida Mindoungani, maire du 6e arrondissement de Libreville, a été portée candidate dans sa circonscription dans le cadre des législatives, mais au compte du PDG. Un croque en jambes pour le CLR qui, très probablement envisageait de l’investir également. 

La très convoitée qui n’a pas fait acte de démission comme le prévoit le code électoral, devrait en toute logique voir sa candidature invalidée. Entendu que ne peut se porter candidat pour le compte d’un autre parti qu’un citoyen ayant démissionné de son ancienne formation politique 6 mois avant le scrutin. Ce qui, manifestement est loin d’être le cas. 
Son époux, un autre cadre considéré du CLR, fera-t-il abstraction de l’agitation autour de la candidature de sa femme ? Rien n’est moins sûr. Rayonnant dans le district de Popa, province de l’Ogooué-Lolo, Gaston Mindoungani a les atouts pour garantir un siège à cette formation politique.

Les deux partis qui appartiennent à la majorité républicaine et sociale pour l’émergence, où peuvent s’être noués des accords autorisant des candidatures jumelées, n’ont pas communiqué sur une quelconque stratégie commune. Sinon, pourquoi s’en offusquerait le président du CLR ?
Pourtant un ticket PDG-CLR a déjà été expérimenté dans le 3e arrondissement de Libreville où Eloi-Ndzondo-Sylvie Kotha avaient brillamment enlevé le premier siège. Entente ou mimétisme aveugle dans ce nouveau cas ? 

Dans tous les cas, l’imprudence affichée par les dirigeants du PDG en désignant des candidats hors de son bord, fait craindre un déchirement du clan politique de la majorité. Laquelle a très clairement peu fait confiance aux partis gravitant autour de lui, en tant qu’alliés. 

Une attitude qui pose des questions. Que valent finalement aux yeux du PDG les partis alliés, si ce n’est pour remporter des victoires mutuellement profitables ? L’ambition, on le sait, c’est d’avoir une majorité à l’Assemblée nationale, ainsi que dans les conseils municipaux et départementaux. Tout porte à croire que cette majorité ne l’est que de nom.