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« J’ai été soulagé et rassuré de le voir en forme » (Faure Essozimna Gnassingbé)

  7 mai 2019 à 23h59min 1 Commentaire(s)


Au cours d’une conférence de presse animée au terme de la visite de travail et d’amitié qu’il a effectuée ce mardi 7 mai à Libreville, le président Togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a exprimé sa joie de revoir son homologue gabonais, Ali Bongo Ondimba depuis sa période de maladie. Le chef de l’Etat togolais a également dévoilé le contenu de son échange avec le président de la République notamment, le renforcement de la coopération bilatérale et régionale.

Le président togolais s’est réjoui de revoir son homologue gabonais remis de ses ennuis de santé. « Je suis venu dans le cadre d’une invitation que m’a adressée mon frère et ami le président Ali Bongo Ondimba. Moi-même j’étais impatient de le voir puisque depuis son problème de santé, nous n’avons pu avoir qu’une conversation téléphonique avec lui qui m’avait déjà rassuré. Mais c’est toujours bien de pouvoir venir le rencontrer et le remercier de m’avoir donné cette occasion, et j’ai été soulagé et rassuré de le voir en forme », a-t-il déclaré.
Ajoutant que « J’ai été si content de voir qu’il est au fait des dossiers et il m’a répondu et nous avons eu des échanges fructueux. Je rends grâce à Dieu pour sa vie, pour sa santé, je remercie le gouvernement et le peuple gabonais pour l’accueil qu’ils m’ont réservé ». 

Pour Faure Essozimna Gnassingbé « c’est un grand plaisir de revoir le président Ali Bongo de retour dans son pays, d’être aux affaires, en sa qualité de président en exercice de la CEAAC. La région a besoin de lui, l’Afrique a besoin de lui », a-t-il ajouté.   
Outre sa satisfaction de revoir son homologue, le président togolais a décliné les différents sujets qui ont constitué leur tête à tête à savoir, la coopération entre les 
deux pays en particulier et celle qui lie les sous-régions de la CEDEAO et de la CEEAC dont ils sont tous, les différents présidents en exercice. 
« Notre rencontre nous a permis de discuter des questions bilatérales, des questions d’amitié entre le Gabon et le Togo, des questions également régionales où je lui ai notamment fait le point de la situation sécuritaire difficile dans la zone de l’Afrique de l’Ouest puisque lui-même avait coprésidé avec moi le sommet conjoint de la CEDEAO et de la CEEAC. Dans cette optique, Je lui ai fait part des différentes évolutions », a-t-il déclaré. 

Faure Essozimna Gnassingbé a particulièrement rappelé la bonne santé des relations de coopération entre le Togo et le Gabon. 
« La coopération entre nos deux pays se porte bien. Dieu merci comme font plus de pays africains. Nous-mêmes avions envoyé une délégation ici pour regarder la zone économique spéciale de Nkok pour voir comment les activités s’y déroulaient, parce que nous avons également une stratégie dans notre plan de développement et nous souhaitions attirer les investisseurs à Lomé. Cette délégation est venue, ici et m’en a rendu compte. Nous avons parlé de cela et je crois que par rapport à cette question, nous allons avoir des évolutions positives en s’inspirant de ce qui a été fait ici au Gabon », a-t-il indiqué.
Les deux chefs d’Etat ont, au cours de leur entretien, évoqué les questions sécuritaires relatives au terrorisme qui sévit dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest. Ils se sont accordés sur la nécessité pour leurs sous-régions respectives, de lutter de manière commune contre ce fléau. 

« Nous avons évoqué la situation difficile dans la zone du Sahel qui malheureusement commence à toucher les pays qui sont beaucoup plus au sud notamment le Togo. Nous avons démantelé quelques cellules terroristes. Malheureusement, il y a la prise d’otage au Bénin des touristes français et c’est la menace qui se rapproche de notre pays. Il était donc nécessaire que nous puissions renforcer la coopération régionale. Quand ça a commencé au Mali personne ne pensait que des pays comme le Togo et le Bénin pouvaient être touchés. Pour cela, il n’est pas exclu que les pays d’Afrique centrale soient aussi touchés demain. Ce que nous ne souhaitons pas. Raison pour laquelle, il est tout à fait indispensable que nous puissions anticiper », a-t-il fait savoir.
Rappelons que le cadre juridique qui encadre les relations entre les deux pays est composé de six accords dans plusieurs domaines allant de 1975 à 1977 et un mémorandum d’entente signé en 2018.