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Lutte contre le braconnage : nouvelle arrestation à Oyem

  7 avril 2017 à 00h51min 0 Commentaire(s)


Jean-Vincent Biyogo Bissoni a été mis aux arrêts mardi à Oyem pour détention illégale et commercialisation de trophées d’une espèce protégée. Il s’agit de deux peaux de panthères, un produit très demandé sur le marché et pour lequel il va séjourner en prison pour un bon moment.

La lutte contre le braconnage se poursuit dans le Woleu-Ntem grâce à la mobilisation de l’ONG Conservation Justice et ses partenaires des Eaux et Forêts, du Parquet et de la Police Judiciaire. Leur collaboration a permis de mettre la main sur un trafiquant gabonais du nom de Jean-Vincent Biyogo Bissoni qui était sur le point de livrer sa marchandise à un client.

Les faits se déroulent mardi au quartier dit « Lycée » dans la commune d’Oyem. Jean-Vincent Biyogo Bissoni, 29 ans, a pris contact depuis quelques jours avec un trafiquant d’espèces protégées. L’entente trouvée devrait permettre à sieur Biyogo Bissoni d’empocher un peu plus de 400 mille francs. Malheureusement pour lui, l’information fuit arrivant dans les bureaux de la Police Judiciaire, des Eaux et Forêts et du Parquet qui, associés à l’ONG Conservation Justice, prennent rapidement des mesures pour intercepter le trafiquant et saisir les peaux.

Sur le coup de midi, Biyogo Bissoni, rassuré par son client qui doit le retrouver, expose sur le sol son butin. C’est à ce moment là, et à ce moment là seulement, que la PJ arrive et met la main sur l’indélicat. Une nouvelle prise pour cette unité d’élite qui ne compte plus les arrestations à son actif. 


Jean-Vincent Biyogo Bissoni a été conduit dans les locaux de la PJ et entendu sur PV. Il devrait être déféré rapidement.


Ayant ainsi violé les articles 92 du code forestier et 3 du décret 163/PR/MEF du 19 janvier 2011 fixant les conditions de détention, de transport et de commercialisation des espèces sauvages, des trophées et produits de chasse, Biyogo Bissoni Jean-Vincent risque des sanctions pénales qui restent encore peu dissuasives puisqu’il ne peut prendre que six (6) mois d’emprisonnement outre l’amende dont le maximum est de dix millions (10 000 000) de Francs CFA .

Il faut rappeler que du fait du dommage causé, les acteurs de lutte pour la protection de l’environnement pourront également se constituer partie civile et solliciter les dommages et intérêts.