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Justice : Magloire Ngambia pourrait rester un an encore en prison

  6 juillet 2020 à 21h17min 0 Commentaire(s)



Prévu ce 22 juin, le procès de Magloire Ngambia devant la Cour criminelle spéciale a été renvoyé sine die. Ce report fait suite à la demande de maitres Pierre-Olivier Sur et Seydou Diagne, avocats de l’étranger, n’ayant pu rallier Libreville en raison de la fermeture de frontières consécutive au Covid-19. Le cousin d’Ali Bongo pourrait attendre un an encore sa prochaine comparution.

 
Très attendue ce 22 juin, la comparution de Magloire Ngambia devant la Cour criminelle spéciale n’a pas eu lieu. L’audience a été renvoyée sine die suite à la demande de ses conseils de l’étranger n’ayant pas pu rallier Libreville, en raison de la fermeture des frontières occasionnée par la pandémie du Covid-19.
Il s’agit précisément de l’avocat français Pierre-Olivier Sur et de son confrère sénégalais Seydou Diagne connu pour avoir défendu le fils du président sénégalais Karim Wade, lui aussi poursuivi par la justice de son pays dans une affaire de détournements de deniers publics.

Le renvoi de l’audience a naturellement une conséquence non négligeable : détenu depuis plus de trois ans, Magloire Ngambia risque passer 12 mois encore à « Sans-Famille », le pénitencier de Libreville. La Cour Criminelle spéciale ne siège en effet qu’une fois par an. De ce fait, Magloire Ngambia ne comparaitra a priori qu’en 202, à moins qu’une gymnastique « politique et juridico-judiciaire » ne lui permette entretemps de recouvrer la liberté « parce qu’avec la justice du Gabon tout est possible surtout qu’il est de la bonne province », a laissé entendre, sous anonymat, un avocat présent au tribunal et commentant l’évènement à la sortie de la salle d’audience.

Parfait inconnu au Gabon avant son entrée au gouvernement en 2009, Magloire Ngambia a d’abord été chargé du portefeuille de l’Économie et des Finances. En 2012, ce cousin du président Ali Bongo est propulsé à la tête du super-ministère de la Promotion des investissements, des Transports, des Travaux publics, de l’Habitat, du Tourisme et de l’Aménagement du territoire. Mis aux arrêts et placé sous mandat de dépôt, depuis le 10 janvier 2017, il est poursuivi pour corruption et détournement de deniers publics estimés à 500 milliards de francs CFA.