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L’OPG veut son implication dans les dossiers des PME gabonaises

  11 avril 2014 à 20h03min 10 Commentaire(s)


A l’occasion d’une conférence de presse tenue à Libreville ce jeudi 14 février 2013, les membres de l’Organisation patronale gabonaise (OPG) emmenés par le président de cet organisme, Emmanuel Charles Eyéghé, ont fait le point de leurs actions. Au-delà, ils ont interpelé l’exécutif pour la prise en compte des Petites et moyennes entreprises gabonaises (PME) dans les décisions et lors des conventions qui sont signés en leur faveur.

 

L’OPG se présente comme un lieu de rencontre et de réflexion, d’échange d’expérience, de partage de savoir-faire, de concertation et de proposition regroupant des chefs d’entreprises gabonais. Elle vise à faciliter l’activité de ses membres et d’élaborer des outils de travail ou d’information dans le sens de l’éclosion d’une classe d’entrepreneurs gabonais performants. C’est dans cette optique que le président de cet organisme et ses collègues ont tenu à parler de leurs activités et des problèmes qui empêchent le développement efficient de l’OPG.

 

Emmanuel Charles Eyéghé souligne qu’en trois ans d’existence, son mouvement a écouté des propositions et des annonces qui ont été faites par l’exécutif. « Nous avons observé qu’entre le discours qui est très volontariste et ce qui a été fait, il y a un très grand fossé », a-t-il dit avant de poursuivre en indiquant que leur action est également d’analyser et de faire des propositions au regard des situations. Il estime dans ce sens que les Petites et moyennes entreprises gabonaises (PME) rencontrent toujours les mêmes problèmes. Or, le président de la République Ali Bongo Ondimba, dans l’axe 8 de son projet de société énoncé en 2009, déclare : « il nous faut aussi favoriser l’émergence d’un Gabonais plus entreprenant, plus orienté vers le secteur privé et prêt à faire les sacrifices nécessaires (...) Pour cela, l’Etat doit accélérer les réformes sectorielles, renforcer les politiques d’appui aux entrepreneurs et leur faciliter les formalités et procédures administratives ».

 

Le premier problème de ces PME reste l’accessibilité aux marchés publics et privés. Et pourtant, a-t-il relevé, dans le nouveau Code des marchés publics, il y a des avancés. Mais sur le terrain, relève-t-il encore, il y a toujours un fossé. « Il faut qu’on sente une volonté de matérialiser le discours », a-t-il réaffirmé. « Il y a des appels d’offre qui ne sont que de la figuration. Une façon juste de montrer que l’Etat respecte la loi. Il faut que les pouvoirs publics, l’exécutif soit plus regardant sur les appels d’offre », a-t-il souhaité tout en précisant qu’ « au niveau du privé, l’exécutif doit veiller à ce que son discours prenne forme ».

 

Il fustige en effet des passassions de marchés qui sont truqués et qui excluent inéluctablement la participation des PME gabonaises dans le développement du pays. Il a pris l’exemple du secteur pétrolier où les chiffres qui y circulent sont mirobolants. Cependant, très peu de PME gabonaises accèdent aux marchés de ce secteur pour de nombreuses raisons.

 

D’où l’autre problème qu’elles rencontrent et qui s’articule autour du financement de ces PME.

 

« Aucune entreprise ne démarre avec une cagnotte. L’exécutif devrait trouver des solutions pour permettre aux PME gabonaises d’accéder aux crédits. Il faut un fonds de garantie bancaire pour les PME », a-t-il dit en prenant exemple sur certaines banques de la place qui ont passé des accords et conventions avec l’Agence française de développement (AFD) ou avec la Banque africaine de développement, dans ce sens.

 

Aussi l’OPG souhaite l’implication des représentants des PME dans la prise des décisions ou lors des conventions, tout comme elle voudrait une reconsidération de la politique des PME dans le pays. Ceci même s’il reconnait que le projet d’un observatoire est bénéfique, il se demande néanmoins s’il apportera quelque chose que ce qui a déjà été fait.

 

L’OPG qui se veut force de proposition a créé d’ailleurs une université à Libreville. L’Université Saint-Exupéry pour la formation des jeunes cadre de niveau master et qui pourront passer les stages dans les PME locales.

 

Pour clore leur propos, les responsables de l’OPG ont déclaré : « Nous invitons les décideurs à accepter qu’on se retrouve. Nous avons la volonté d’être une organisation responsable. Nous avons une série de propositions à faire. Il n’est pas normal que lorsque l’OPG demande à être reçu, un ministre refuse. Or nous avons des solutions spécifiques à notre ministère ».